Rêve errance

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Poésie libre! Rien de plus. Bonne lecture  [+]

Mon désir, dès lors, dépend des ordres de ton corps. Je l’ai compris ce matin dans ce décor simpliste qu’est mon esprit malsain. Echappée belle pour mon imaginaire soumis aux astres débonnaires quand j’entrevois, benêt, la taille de tes bonnets. Je m’écrie puis croque l’oreiller car je ne veux te réveiller ; t’observer en cet instant sera mon seul pêché. Ces formes galbées je ne peux les toucher car dans mon dos, en liance, mes mains sont attachées. Mon corps nu me trahit et donne à l’assemblée l’occasion de me moquer. Pourtant, parmi ce parterre de personnalités, aucun je ne crois, ne peut se vanter de croître autant que mes pensées. Comme si mon sexe avait donné le top départ, tu te retournes et croises mon regard. J’ai envie, j’ai peur, je voudrais te prendre à part, te coller contre le mur du couloir, te pénétrer en une seule fois jusqu’à ce que tu cries : « Encore, encore une fois » et que ces paroles suppliques et enchantées me reviennent tel un refrain de variété. Hélas, il n’en est rien, je reste coi car bâillonné. Face à face, tels deux fœtus, tu feins l’orgasme en te masturbant. Je fonds en larmes de sueur en t’observant mon âme sœur sexuelle. Seul un de mes membres est en liberté et il ne cesse, le valeureux, de s’agiter. Confrontée à cette frustration qui m’anime, tu te décides, magnanime, à me caresser le chibre. Seulement voilà, ce contact met fin à nos ébats. La chaleur s’évapore, la chambre se vide et mes yeux s’ouvrent sur le désert de mon désir.
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