Rêve blanc

il y a
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simplicité convivialité amitié campagne, nature et cuisine lecture et farniente etc.. dans l'ordre ou pas? comme il vous plaira  [+]

Je vais partir. La solution est là au bout du chemin. Je le sais, je le sens et pourtant je n’ose pas. Un voyage, ça se prépare et moi je ne sais pas. Personne ne m’a appris à partir comme ça, sans prévenir, même pas au revoir et surtout pas à bientôt. Alors je continue à faire semblant, à sourire, à même rire alors que dedans tout est noir.
La valise. Verte. Cadeau utile « tiens ça pourra servir pour notre semaine de vacances, quand on prendra l’avion, c’est du solide ». Elle est solide elle, et moi je ne le suis pas. Fragile....non plus .A « côté de la plaque » me conviendrait mieux. A côté....justement je voudrais tant y aller...
Il suffirait... il suffirait de remplir la valise verte, de prendre quelques billets dans la boîte à biscuits « c’est pour ta semaine, tu en as assez maintenant qu’il y a plus les enfants ! ». Et de quitter cette banlieue grise et triste où tout me paraît froid et mort.
Là-bas. Des champs de blés et des coquelicots, du vent dans mes cheveux, de l’espace, rien n’arrête le regard. Des arbres, des vrais avec des feuilles et des fruits .Là-bas enfin et tout recommencer ou plutôt commencer, j’ai l’impression d’attendre ce moment depuis tellement de temps, oui ma vraie vie elle n’est pas ici, mais au creux de la campagne, à sentir la terre «  de quoi on vivra là-bas ? Les usines elles sont ici arrête de rêver ! »
« Arrête de rêver ! Tu passes ta vie à rêver ! » Non je passe ma vie à LA rêver ! Pourquoi ne puis- je ? Qu’est ce qui me freine ? Peur d’avoir froid, peur d’avoir faim, de ne pas avoir de toit, d’être seule ? « Qu’est-ce que tu ferais sans moi ma pauvre femme... ! » Peur de tout ?
Le soir tombe, il va bientôt rentrer, la clé dans la serrure, la casquette sur le porte –manteau « c’est moi, t’es où ? ».
Je ne serai plus là, le train gris m’emportera avec ma valise verte et mes rêves blancs !
Courage ! Il suffit de...Vite mon manteau, mon porte-monnaie, je sens la chaleur dans mon cœur, mes jambes volent, je pars
Aïe ! La clé, la porte
«  c’est moi t’es où ?  »
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Keith Simmonds · il y a
Belle évocation d'un itinéraire onirique au bout
de ses désirs! Bien pensé et bien execute! Mon vote, Nicole!
Comme il ne nous reste que 3 jours pour voter,
je vous invite maintenant à venir voir et apprécier
mon “Bal populaire” si le cœur vous en dit, merci!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire