Qui sera mangé ?

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Légère et court vêtue, le petit chaperon rouge trottinait sur le chemin. Les babines déjà retroussées, le loup lorgnait ses cuisses, ses bras roses et dodus. Mais en même temps il songeait qu’un double repas serait le bienvenu
Il laisse la mignonne pour un moment et allonge ses pattes velues. En quelques minutes, il frappe à la porte de la petite maison de la grand-mère...il contrefait sa voix
- Je suis votre petite fille, je vous apporte une galette et...
- - tire la chevillette et la bobinette chérra
Répond la grand-mère avec une vulgarité en prime. Grand-mère a un langage de charretier...
Le loup se lèche les babines, la porte s’ouvre et il prend une balle en plein cœur et pour faire bonne mesure la grand-mère lui en envoie une seconde dans le ventre.
La bête s’écroule et peu de temps après, la petite fille arrive, la porte est ouverte, elle entre, inquiète et voit le loup étalé, mort. Elle lui saute sur le dos en rigolant.
- Bon, attend que le tanneur l’ait transformé en tapis.
Viens, dégustons cette galette, le beurre sur l’étagère et un petit verre de rosé pour fêter l’événement. Mais avant aide-moi à sortir l’affreux dehors.
- Pouh ! qu’il est lourd, les gros mots suivent mais la petite fille fait semblant de ne pas les entendre.
La galette est un régal ; le beurre on s’en moque, mais le rosé est délicieux, tellement qu’elles s’endorment toutes les deux et c’est tant mieux car les oiseaux nocturnes ont appelé les rapaces et toute la nuit, c’est un charivari. Quand l’aube blanchit, il ne reste plus que le pelage et les os que se disputent quelques chiens errants. La tête git devant la porte et grand-mère la plante sur un piquet de bois, avec une pancarte avis aux amateurs. Elle en profite pour proférer quelques insanités mais elle ne les écrit pas. Moi non plus !
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