QUAND LE MYTHE DESPROGES S'EFFRITE...

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Les mots jalonnent mon existence depuis un paquet de décennies déjà. Ceux des autres comme les miens... Ma devise est fort simple, vivons heureux en attendant la mort. Et peu m'importe les ratures  [+]

Mais qui se cache donc derrière cet homme tout en muscles et en mots de fer ?
C'est la question que tout le monde se pose sans jamais oser y répondre. Ouvrons donc le débat et le caveau afin d'y déterrer le mystère qui entoure cette personnalité complexe hors du commun des mortels et balayons l'omerta d'un revers de manche qui perdure encore trente ans après...
Pierre prit souvent la porte en affaires, la poussant lui-même volontiers. Amateur des femmes en général, très amoureux de la sienne en particulier. Normal, que serait-il devenu sans l'Hélène qui sut canaliser - utiliser? au mieux sa fougue, son profil de chien fou et de faux cuistre prodigieux ? Pierre encore fut irrévérencieux, véhément même là où bon nombre de nains ne lui arrivant qu'aux genoux, et encore! rivalisaient de courbettes face au pouvoir en place. Autant "fasciné" par la politique qu'ulcéré par ses obligés, cavalant après les hochets comme d'autres vont aux putes.
Cet homme-là avait en horreur les coiffeurs, les taxis, les extrémistes, les cons de toutes obédiences et les ceintres. Seul point de désaccord profond que nous avons toujours eu lui et moi, vouant un culte gênant à leur endroit...
D'ailleurs, l'homme ordinaire pourrait-il se passer de ceintres ? Rien n'est moins sûr, croyez-moi. Si certains se gaussent de mon information capitale pour comprendre l'homme intraitable qu'il était parfois - "hypocondriceintre" de surcroît, c'est sans doute par jalousie ou inconscience voire pire, déni de penderie. Car oui, le cintre peut-être élégant, affable, toujours prêt à rendre service. Ses courbures érotiques rappellant un tableau de Courbet appelé communément "L'origine des rondes". Mais je m'égare sacrément...
Pierre aimait régner en maître sur son entourage, sur les dictionnaires qui peuplaient son existence, sur les femmes qui l'adulaient.
L'autographe retrouvée sur l'une d'entre elles ne laisse aucun doute sur la noirceur de son égo : "Aime moi plus que moi-même jusqu'à ton dernier râle". Effrayant, édifiant, non ?
D'autres révélations surgiront des ténèbres, mais permettez que nous consultions nos avocats auparavant. Le mythe est mou mais ses ayants droit, féroces tels d'impitoyables soldats!
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