Quand le cerveau et la tarte sonts Tatins

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Après avoir beaucoup voyagé voilà qu'il m'arrive d'écrire quelques lignes,toujours pour moi,comme un chanteur sous la douche. c'est la première fois que je me dévoile à un éventuel public  [+]

Il bleuvait fort sur la gran'route, elle chebinait sans barabluie.
Ben elle aurait dû, en aboir un, car en la suivant, j'ai jaubé un rhube carabiné.
Bas de coin d' baradis sous un goin d' barabluie, bais elle m'a souri avec son gros nez rouge, et ses yeux fiévreux. Quand vinalement ses lèbres ont touché les biennes, 12000 bactéries m'ont sauté dessus, des birus en nombre indéterminé, et des baladies de campagne, comme la beste bucolique.
J'avais jabais embrassé de fabe, ou alors y'a longtemps, ou elle sentait bas bon, enfin de fabe aussi balade que celle là, jabais. Zelle là, elle sentait bas mauvais, elle sentait le Bix Baborhube au camphre et à la naphtaline. Boi ça m'a rien fait : j'ai tout choppé, les birus, la fièbre, la fille, tout.
M'étant blessé à la dête contre une bitrine, en éternuant, et la fièbre de Sandy Soart, - c'est zon nom-, s'étant agrabée, nous nous sommes retroubés dans une jambre mixte, à l'hobital, aux urgences. La bixité n'est pas brobice à la dranquilidé d'esbrit, blus za fièbre montait, blus mon moral baissait, jusqu'au délire baranoïaque.
Je crus un moment qu'elle en boulait à ma birilité ça m'a voutu les boules; Aussi debout zur mon lit, brandissant un bistolet qui bendait à mon lit, je la bise à la tête en criant «  caramba ». Elle réblique aussitôt par un jet de bocal de drain, qui basse à coté en sifflant trois fois.
Essoufflé, je tente l'étranglement au gordon d'urgence, elle me blante le therbomètre dans le regtum, je lâche brise, nous glissons par terre, drembés de sueurs. Enlacés, à debi-nus sur le sol tiède, nous échangeons à nouveau toutes sortes de baladies. L'Abour, toujours l'Abour, ben berde, c'est blus fort que tout. Je régupère le therbomètre : 40,8° faut se calmer.
Les bédicabents commencent à faire effet, je suis un peu dans le botage, Sandy geint, râle, pleure que sa camisole est trop serrée, vue d'ici, elle semble bourtant bien coupée et élégante.
Si la berfusion continue à nous distribuer du Calmant, on va finir centenaires.
Mon nez ne coule plus, la fièvre tombe, la passion aussi, je demande à sortir, on me dit que oui. La condition est que ma compagne en forme de saucisse de Morteau, soit déficelée, rhabillée, et emportée avec moi. Ces trois jours de purge semblent, à elle aussi, avoir fait le plus grand bien, je décide donc de démailloter ma devenue chère Sandy.
Pourquoi, dès que je défais le premier nœud, je pense au bondage ? Bref voilà que ça nous reprend fiévreusement, furieusement, brutalement, bestialement, nous poussons des cris, nous gémissons, l'infirmière arrive en courant, la seringue à la main. Vous avez gémi fiévreusement s'enquit-elle ? En brandissant son arme. Allez pantalon, pull, chaussures et dehors les dégoutants guéris.
Nous sortons penauds, à petits pas, vers le parking plein, pour prendre un taxi Parisien, piloté par un petit provincial, parti de Poitiers, pour prendre plus tard Pierrette pour épouse, des pépètes plein les poches.
Il ne pleut plus, pas possible? C'est parfait. Le taxi sent légèrement les fleurs de printemps et le cou de Sandy est doux, si doux... que tout à coup une pulsion nous assaille, en deux secondes nous sommes nus à nouveau, enlacés néanmoins, sauvagement noués par nos membres innombrables, rubiconds, conds, et beaux à la fois.
Un qui est aussi rubicond, mais fâché, c'est notre Viennois, promis de Pierrette, qui ne supporte les ébats que dans le lit conjugal ou en tout cas pas dans son taxi. Il stoppe, nous sortons.
Il pleut à nouveau, nous marchons vers un abri, le nez de Sandy rougit, ses yeux deviennent fiévreux, z'est bas bossible, j'ai raddrapé la grève, berdre !.
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