Quand le capitaine Jack Sparrow rencontre le corsaire breton Robert Surcouf

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Nous sommes en 1800 à Saint-Malo. Accoudé au comptoir d’une échoppe, un drôle de personnage sirote une bouteille de rhum. Il a de longs cheveux relevés par un ruban rouge, deux tresses viennent chatouiller le bas de son visage. Est-il le célèbre capitaine Jack Sparrow ? Suivons-le pour le savoir.

Avec sa démarche chaloupée, l’homme quitte l’échoppe et s’enfonce dans les rues de la cité corsaire Bretonne. « Il me le paiera ! Le Black Pearl est à moi ! Je suis venu te retrouver, capitaine Robert Surcouf ! », s’exclame le mystérieux inconnu.

Plus de doute possible, il s’agit bien du capitaine Jack Sparrow, le pirate qui sévit dans la mer des Caraïbes. Une chose est sûre, bien avant le capitaine Barbossa, le corsaire breton Robert Surcouf était bien l’ennemi numéro 1 de Jack Sparrow.
Sa colère et sa détermination conduisent le pirate à la porte de Saint-Vincent d’où il a une vue imprenable sur le port et les nombreux bâtiments postés là. Au-loin, trône un navire avec une coque et des voiles noires. Cette fois, il en était sûr, le Black Pearl est bien ici à Saint-Malo.

Le roi des corsaires bretons

D’après les rumeurs qu’il a entendues, Robert Surcouf, roi des corsaires bretons possède la demeure de Riancourt dans le quartier de Saint-Sevran. Jack Sparrow part donc dans cette direction, bien décidé à récupérer son précieux navire.

« Mais qui vois-je là, le célèbre capitaine Jack Sparrow ! Que me faut cet honneur ? », s’exclame le corsaire breton en ouvrant la porte de sa propriété.

« Arrête de te moquer de moi. Tu as un navire qui m’appartient et je compte bien le récupérer ! », rétorque Jack Sparrow.

« Au contraire, ce splendide bâtiment a parfaitement sa place au sein de la flotte que je possède et notamment à côté du Kent »

« Le Kent ? Mais il ne s’agit pas là d’un bâtiment de la Compagnie des Indes ? Comment as-tu fait pour l’obtenir ? Finalement, tu me plairais presque, Robert Surcouf, roi des corsaires bretons. »

Plus fort que ce bon vieux Barbossa
Robert Surcouf se mit donc à raconter la conquête épique du Kent. Il faut dire qu’il s’agit là de la plus belle prise de sa carrière. Le Kent est un géant des mers, un navire de commerce de 1200 tonnes armé de 20 canons avec 360 hommes à bord. Il est surtout la propriété de la Compagnie des Indes qui a dominé les océans et mers du monde entier pendant de nombreuses années.

En face, Robert Surcouf disposait du navire La Confiance beaucoup moins fourni en armes avec un équipage de 130 hommes.
Après une course nautique où la stratégie de Surcouf fut payante, l’équipage de La confiance se lança à l’abordage du Kent. Les Anglais de la Compagnie des Indes, surpris de l’assurance de leurs ennemies, ont été vaincus en seulement dix minutes ! Les pertes ont également été beaucoup plus nombreuses du côté anglais que français.

Le Black Pearl, dernière menace des Caraïbes

« Eh bien mon ami ! Tu les as bien eues ces Anglais ! », rigole Jack Sparrow.

« Ils ne m’ont pas vu venir et c’était la deuxième fois ! On leur a pris Le Triton en s’habillant comme eux. Ils nous ont laissé monter à bord ces marins d’eau douce ! »

Il semblerait que les deux pirates aient trouvé un terrain d’entente et surtout un ennemi commun !

« Bon, je vais te le redonner ton BlackPearl ! À une seule condition, que tu partes à l’abordage des plus grands navires de la Compagnie des Indes », termine Robert Surcouf.

Ainsi, le capitaine Jack Sparrow reprit le chemin des Caraïbes avec l’assurance d’avoir désormais le « roi des corsaires bretons » comme allié.
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