Quand la haine vous fait signe de la suivre ne l’écouter pas

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Scénariste et écrivain né en 1976 à Trappes, Boël Souleymane bascule dans le monde littéraire après un long passé dans le milieu associatif, où il œuvre pour le développement éducatif et  [+]

Quand la haine vous fait signe de la suivre ne l’écouter pas un grand nombre de ceux qui l’ont fait n’ont jamais retrouvé le chemin de l’amour. L’ambiance était électrique Alberto en état de choc après qu’Akil n’est pu à retenir ses pulsions et ouvert le feu à bout portant dans la tête de Yarmat:
-« Pourquoi tu l’as buté Akil?
Il avait une famille.»
-« Mon père aussi avait une famille Alberto et ça ne les a pas empêché de le tuer. Crois-moi sur parole que si je l’avais épargné il n’aurait pas hésité à nous faire la peau. Ce type était comme une tumeur agressive soit c’était lui ou soit c’était nous.
Je comprends que tu puisses être triste pour sa famille mais je pense que si sa femme avait été au courant de la moitié de ce qu’on sait. C’est peut être elle-même qui aurait appuyée sur la gâchette.»
-« Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?»
-« On rentre chez ma tante et on joue les vacanciers.
Je ne vais pas te dire d’oublier ce que tu as vu parce que je sais très bien que ton hypermnésie t’en empêchera. Mais pense à autre chose. »
-« C’est quoi ta technique pour ne plus penser à quelque choses qui te travail.
Des pensées indésirables que tu voudrais te débarrasser.»
-« Bah je reste toujours actif.
Quand je suis triste je pense à quelque chose de marrant et quand je dois rester sérieux je pense à quelque chose de triste. »
Alberto se mit à rire s’en ne pouvoir s’arrêter.
-« Quoi ! Qu’est-ce ce qui te faire rire comme ça ?
Je viens de fumer un mec et toi tu te fends la gueule.
Explique-moi ?»
-«Non je me suis Rappelé de la premier année ou tu es venu du Niger. Tu te souviens le jour où on était devant chez le bâtiment à Aïssatou. A cette époque Under était encore vivant on était en train de le promené lorsqu’on est tombé sur un huissier qui cherchait le bat16 le bâtiment à Loutfi pour venir saisir une famille malgache : « Les rakotos » ce jour-là ne sais pas ce qui a pris à Unders il l’a coursé directement jusqu’à arracher sa gabardine de Colombo et lui croquer les fesses. »
-« Hé mais le sprint qui l’a tapé j’en pouvais plus et la malgache qui rigolait à sa fenêtre c’est elle qui allait me canner de rire comme tous ceux qui ont vu la scène. Je pense que le chien a du flairer qui venait faire du mal.
En tous cas quand j’en aurais terminé de venger mon père je compte bien demander la main d’Aïssatou à sa famille. »
-« Si vous vous mariez ça serait une belle histoire. »
-« Ouais ce n’est pas parce qu’on est pauvres qu’on n’a pas le droit aussi à nos belles histoires. »

Extrait du livre "Jusqu'à la mort du Franc Cfa" de Souleymane Boel
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