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Pulsions assassines et expériences meurtrières.

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Emma Ratel

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L'impact des gouttes sur le métal fit revenir mon attention sur ma victime, le couteau autour de son coup et la main gauche sur sa bouche qui maintenant ne pouvait plus produire de sons dans cette petite ruelle où les crimes étaient commun en cette période froide qu'était l'hiver. J'essuya distraitement la lame dans le mouchoir que je laissa tomber sur ma victime et remis mon chapeau en place avant de partir les mains dans les poches, satisfait. Cette pauvre Martha ne méritait pas de vivre plus longtemps elle était une femme de joie qui se contentait de satisfaire la gente masculine pour peu. Elle ne méritait pas la vie.



C'est en arrivant à mon bureau que je croisa le regard inquiet de mon assistant. Les yeux dans le vide et les bras le long du corps. Sa jugulaire m'a toujours attiré et immédiatement le couteau dans la doublure interne de ma parka m'attira. L'envie de le prendre de m'approcher doucement de lui de l'attacher, le torturer avec celui-ci le regarder se tordre de douleur, le sang écarlate couler sur son corps meurtri, les cris qui ne seront jamais entendu, ses larmes salés qui couleront lentement sur ses blessures le bruleront et il me suplira de le tuer, seulement je ne le ferais pas je laisserais son corps ainsi je mettrais même du sel sur ses blessures pour qu'elles le brûlent puis enfin quand il pensera que plus rien ne pourrait être pire j'enfoncerais la lame dans sa poitrine doucement en la tournant creusant un tunnel. Pour finir (si il survit) par lui donner une simple pique dans le coeur comme un enfant le ferait à un ballon avec une aiguille. Cependant si il ne survit pas jusque là je me verrais obligé de lui couper le corps en petit morceaux avant de lancer le tout aux chiens.

-Inspecteur nous avons une nouvelle victime. Il semblerait que notre précédent coupable ne le soit pas tellement finalement.

Quel pauvre enfant innocent, je l'aurais sûrement tué si ça n'aurait pas fait planer les doutes sur moi. Je devais continuer de passer pour l'inspecteur fidèle et gentil qui avait une femme aimante et des enfants parfaits.

Oh oui j'avais une femme. Mais personne ne l'avait jamais vu. Ils ne comprendraient pas que son corps mutilé et sa chair évidente sur ses épaules et son visage m'attirait irrésistiblement. Que j'aimais planter le couteau toujours plus fort dans son anatomie la faisait crier comme personne ne le ferait jamais. Ils ne savait pas le plaisir que mes enfants éprouvaient à être enfermé, torturé, entaillé et violé après une longue journée de travail acharné pour leur pauvre père dérangé.

-La huitième ce mois-ci ?

Pénétrant dans mon bureau je me permis de jouer avec mon arme, personne ne l'avait jamais vu, elle était longue brillante un manche rigide et protégé pour finir par sa lame puissante et incassable. Elle était effrayante et rassurante, attirante par sa beauté, repoussante par son amat de sang séché.

-De qui s'agit il?

-De la pauvre Martha inspecteur, la femme de Willie... Imaginez comment il a prit la nouvelle.

-Pauvre Willie... Une femme si gentille, elle ne méritait pas ça.

Bien-sûr que non, je n'aurais pas dû la tuer sur une pulsion. J'aurais du la payer. L'amener dans une chambre céder à sa luxure puis l'attacher au lit, lui bâillonner la bouche et la mutiler, commençant par son dos, coupant chaque parcelle pour redessiner sa colonne vertébrale puis ses cottes, elles aussi méritaient d'être redessinées, lui couper les seins que les hommes aiment tant toucher, la mordre à sang pour la goutter; voir si elle penchait plutôt pour le sucré ou le salé. Et enfin je l'aurais laissé agoniser baignant dans son sang. Ou mieux je l'aurais étouffé avec son propre sang.

-On doit aller le voir.

-Allons y.



Il me supplie de le lâcher de le laisser partir rejoindre ses amis dans ce bar. Cependant ce jeune voyageur va être ma sixième tentative, peut être que les autres fois j'avais raté quelque chose. Je l'avais suspendu au dessus d'un abreuvoir à vache, puis j'étudiais silencieusement son corps nu cherchant quels parties je pourrait lui enlever.

-Regarde chérie celui-ci se débat moins et pleure plus peut être que son sang à lui est salé comme ses larmes? Dommage que tu ne puisse pas y goutter.

Ma femme assise stoïque ne disait pas un mot comme d'habitude, elle restait dans le silence ne clignant même pas des yeux. Je l'avais porté et assise sur cette chaise avec nos enfants, malheureusement j'avais du les attacher pour qu'ils ne bougent pas.

L'homme venait de s'évanouir, de peur sûrement? Tant mieux. Au moment où le métal froid entra en contact avec sa peau il se réveilla en sursaut pleurant et me hurlant de le libérer. Malheureusement j'avais d'autres plans pour lui.

Je fis glisser le couteau doucement en travers de son torse une première fois sans appuyer puis finalement d'un coup sec je le coupa verticalement au torse, il hurla et le sang tombait dans l'énorme récipient. Pauvre voyageur, mais après tout ne l'avait-il pas cherché ? Il n'aurait jamais dû lancer des regards à mon associé.

-Tut Tut Tut Tut Tut... Ne cris pas ça sera bientôt finis.

Je fis lentement tourner la lame dans mes mains d'un geste rotatif puis continuais à l'entailler de partout, récupérant la moindre goute de son sang. Cette couleur rouge devenait plus menaçante en quantité dans le récipient. J'abati une dernière fois le couteau sur sa peau et récupérais sur mon doigt la première goutte de sang qui en jaillit, les apportant ensuite à ma bouche dans un mouvement lent.

-Salé, tes larmes ont salés ton sang.

-Pitié...

Ainsi fût son dernier mot. Il venait de mourir. Mais plus pour très longtemps. Je m'empressai de prendre un verre et le plongeait dans son sang le remplissant puis le conduisis à sa bouche. Je le fis boire de force introduisant son propre sang dans son organisme et massant sa gorge pour qu'il l'ingurgite. Mais rien ne se passait pour le moment.

Je m'assis sur une chaise en face de son corps décoré comme une toile et plissais les yeux en attendant. Il n'avait pas réagit, j'avais encore une fois échoué. Alors je cria de rage. Envoyant se caser ma chaise contre le mur.

Soudainement la porte de mon garage s'ouvra à la volé et un petit comité de policiers se trouvait devant.

-Inspecteur Frank vous êtes en état d'arrestation, veuillez jeter votre arme au sol puis mettre vos mains en l'air et en évidence. Immédiatement.

Je ris jaune, et entendis une dernière fois l'impact des gouttes sur le métal.

PRIX

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Arlo · il y a
A L'AIR DU TEMPS d' Arlo est en finale du grand prix été poésie. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.
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Bernard Boutin · il y a
Vous avez une imagination débordante, votre récit dans la progression meurtrière du protagoniste est maîtrisée. En revanche vous semblez être fâchée avec la conjugaison du passé simple, et quelques fautes de frappes et (ou) d'orthographe nuisent à l'ensemble. C'est dommage, mais pas irréversible. Votre nouvelle n'en reste pas moins divertissante. Bravo pour ce texte Emma !
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Emma Ratel · il y a
Ahhhh merci ^^ oui j'ai du mal avec la conjugaison et elle et moi avons quelques différents à régler ^^ et j'ai pourtant relu plusieurs fois en ce qui concerne les fautes de frappes j'écris vite et quand je me relis je ne m'en rends pas compte malheureusement cependant j'essaie aussi d'y remédier :/
Et je suis contente qu'il vous ai divertit !

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Arlo · il y a
Vous avez les votes d'Arlo qui vous invite à venir découvrir son dernier poème "à l'air du temps" retenu pour le prix été poésie. Bonne soirée à vous.
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Carlavie Est Riche · il y a

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