Promesse d'un merveilleux lendemain

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Un texte c'est comme une vie, il naît, il grandit mot après maux, il vit à travers ses lecteurs et il s'achève brutalement par un point final. Mais un bon texte c'est comme une bonne personne, il  [+]

Rien n'est plus magique qu'un ciel d'été, dégagé et étoilé. Comme une promesse d'un merveilleux lendemain. Je veux y croire. Mon âme entière tend vers cette douce promesse.

Mes nuits n'ont pas toujours été belles. On me juge, je le vois bien. J'entends leurs murmures. Je n'entends que trop bien ce mot que l'on répète doucement dans mon dos


« Salope ».

C'est par une nuit d'été que tout a commencé. Une belle nuit étoilée. J'étais à l'une de ces fêtes où j'avais l'habitude de me rendre. Je ne buvais jamais, je n'avais pas besoin de ça pour m'amuser. Je me contentais d'un verre ou deux. Cette nuit-là ne faisait pas exception. Je n'ai bu que deux verres, mais j'ai commencé à me sentir mal. J'ai préféré aller me coucher. Je crois me souvenir que la lune était pleine. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai le sommeil plus léger les soirs de pleines lunes. Je ne me souviens pas de l'heure qu'il était, mais je crois que le jour commençait à se lever. Pourquoi ai-je peur du noir alors ? Je ne saurai l'expliquer. Donc, le jour se levait et moi je voulais dormir. Quand est-il arrivé ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je me souviens seulement de son poids qui m'écrasait le thorax. J'étais fatiguée. Il me semble que j'ai murmuré un faible « non ». Mais je ne pourrai pas l'affirmer. Je voulais simplement me reposer quand une douleur aiguë m'a transpercée. J'aurais voulu hurler, mais je m'endormais littéralement. Pourquoi n'ai-je pas crié ? Cette question continue de me hanter. Le jour était là à présent. Mais son poids continuait de m'écraser. J'avais mal à la tête. Du bruit me parvenais, venant du salon sans doute. Mais la douleur m'empêchait de me concentrer. Pourquoi ne l'ai-je pas repoussé ? Cette pensée me maintient souvent éveillée jusqu'à tard dans la nuit. Je voulais juste dormir un peu, j'étais épuisée.

Et puis soudain le sommeil m'a happé. Avais-je rêvé ? Au réveil j'ai compris que le cauchemar était bel et bien ma réalité.

Rien n'est plus magique qu'un ciel d'été, dégagé et étoilé. Comme une promesse d'un merveilleux lendemain. Deux options s'offrent à moi : me laisser aller et arrêter de souffrir ou bien me battre chaque jour pour continuer à admirer mes belles nuits d'été. Laquelle vais-je choisir ?

Ma liste de pour et de contre m'a recommandé la première solution.

Mais j'ai toujours eu un esprit de contradiction.

On me juge mais qu'importe ? J'ai la vérité de mon côté et la volonté d'avancer. Mieux vaut tuer le malheur à coup de sourires plutôt que détruire sa vie à coup de larmes. J'ai choisi de croire en ma douce promesse d'un merveilleux lendemain. J'ai choisi de croire en la vie. J'ai choisi de croire.

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