Premiers souffles

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Alcofribas passa sa tête et pensa : « On est en mars, tonnerre de dieu de la guerre ! C’est le printemps, mais le fond de l'air est encore frais !»
Alcofribas, pas très pudique mais très frileux, faillit réintégrer sa couche quand son crâne fut ceint d'une main sûre l'en extrayant de manière définitive.
L'accueil lui parut froid, impression qui se renforça après qu'il eut reçu une incompréhensible claque qui, naturellement, le fit crier : « A boire ! A boire ! ».
Vexé, il prolongea les pleurs au point qu'agaçant probablement ses hôtes, ceux-ci se retirèrent.
Deux mains, plus douces que la première, l'élevèrent précipitamment et le descendirent tout aussi rapidement. Il ne sentit que confusément l'utilité de ce voyage, mais trouva néanmoins quelque réconfort au contact de la chaleur d'une peau vérolée qu'il connaissait déjà, comme Gargantua.
Il aurait pu s'endormir comme un moine, s’il n'avait perçu le souffle de visages dont il avait depuis longtemps entendu les voix. Les larges sourires ne semblaient motivés que par sa présence.
Il n'y avait pas de doute, Alcofribas était bien attendu...
Alors, d’aise et de satisfaction, dans un souffle et sans manquer d’air, il lâcha un pet !
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