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Portrait de paysan, saison 3 : Christophe, ça marche pour les marchés !

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Pourquoi l'agriculture ?
Si pour certains l'agriculture est une évidence (voir «agriculture et transition, portrait n°2 de Benjamin), pour Christophe, c'était loin d'être le cas !
Son bac en poche, il commence un BTS de comptabilité qui s'arrête net sur la TVA, obstacle qui sera fatal à sa poursuite des études !
Il commence donc sa vie active comme « gestionnaire de rayon » à Carrefour. Il y restera dix ans durant lesquels le poste évolue : informatisation et rationalisation finiront par avoir raison des quelques responsabilités et intérêts pour le métier. Il ne gère plus rien et devient « manard de rayon ». Il s'engage dans l'action syndicale pour tenter de limiter la dégradation des conditions de travail dans cette structure. Il consacrera deux ans à une lutte virulente qui furent pour lui une « belle expérience ».... malgré quelques conséquences funestes : outre un arrêt net de toute progression salariale, lui et sa compagne écopent d'un double licenciement. S'en suivent de nouveau quelques années de luttes (gagnées!) aux prud'hommes.
Durablement éloigné des hypermarchés, il rencontre Lionel au coin d'un (vrai) marché. Au delà de l'achat de paille, le courant passe entre ces deux-là ! Trois jours après, Christophe est embauché sur les Ruchers du Maubec. La collaboration dure depuis 2008. Après avoir été sur la production, Christophe met ses compétences de la vente à profit sur les marchés. La structure se développe.

Sa définition de l'agriculture paysanne ? La question inspire peu Christophe ! Il essaye : à « l'ancienne ? », « raisonnée ? »... sans grande conviction !

Que se passe-il et que se produit-il aux Ruchers de Maubec ?
Lionel Collomb s'y est donc installé en 2005 après avoir repris la ferme ses parents, ferme qui était en élevage.
Lionel aussi veut faire de l'élevage... d'abeilles ! 500 ruches y ont leur domicile fixe avant de partir en vadrouille pour aller butiner sur de nombreuses fleurs différentes (réparties sur cinq départements !) permettant de produire la diversité des miels que vous voyez sur les étals.
A ce joli cheptel, se rajoutent plus de six cents poules pondeuses. Une vingtaine de vaches Salers, race très rustique du massif central adaptée à être toute l'année dehors, fournit de la viande. La logique de l'agriculture biologique étant de produire les aliments des animaux, une trentaine d'hectares fournit de l'herbe, foin, blé (et paille), pois.... nécessaires à tout ce petit monde. Des fruitiers et noyers viennent compléter la gamme de production.
Onze personnes travaillent sur cette structure, Lionel qui en est le propriétaire, aidé de huit salariés dont Christophe et deux aides familiaux.
En plus des importantes compétences techniques nécessaires pour mener à biens toutes ces productions, il faut aussi un sacré réseau de distribution ! Les Ruchers de Maubec sont présents sur douze marchés par semaine, en plus de dépôts dans des magasins.
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Bruno Perera · il y a
Nous sommes peu nombreux à lire et à apprécier mais nous sommes les meilleurs...
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Anne Marie Charlotte · il y a
Merci, mais je n'irai pas jusque là ! moi ça me plait de rendre compte, de faire connaitre, et de partager aux ZZ, les Zoreilles Zouvertes ! allez soyons fous, je vais en mettre un p'tit dernier pour la route !
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Un joli portrait !!
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