Photo m'entends-tu?

il y a
3 min
860
lectures
759
Finaliste
Public

Un jeune amoureux de tout ce qui a rapport à l'art surtout à la mode et à la littérature. Mon fantasme le plus fou, c'est imaginer et écrire pour faire plaisir à ceux que j'aime. Étudiant des  [+]

Image de 6ème édition

Thème

Image de Très très court

Syluis vient de passer trois ans de sa vie à vivre sa claustration quotidienne. Il n'avait plus jamais, depuis la mort de son Iseult, jeté son regard sur la beauté d'aucune autre fille. Il était déjà neuf heures passées de neuf minutes, il prit son manteau, pour se protéger du froid qui tenait tout ce qui bougeait dans la rue, dans les appartements et même dans les cheminées. De la poche de son manteau est tombée une photo, celle de sa bienheureuse et amoureuse Eméfa.
« J'aime la douce fleur de ton jardin si beau. La rose au seuil de tes lèvres me rend si doux. L'une est douce, l'autre est adorable de trop. Pour qui me troubler l'esprit? Délibérément par toi, je suis pris. Mon cœur si doux s'emprisonne à ton apparition. Mes membres si forts, sur tes mélodies, fredonnent. Mon être bouleversé honore tes roses. Pour l'éternité, j'ai eu ma dose. Offre-toi à moi, je m'offrirai en paix. De loin et pour toujours je t'offre mes terres. Syluis de doux olifants SONNE pour ton prénom. Seigneur de douces mains bénit en or notre Nom. Il accorde, puis je suis d'accord. Pour toi je vivrai pour notre Bonheur. La musique est le SEUL langage qui soit véritablement universel et qui unit les âmes malgré leur diversité. Celle de ton cœur nous unit à perpétuité. Je veux t'oublier à une condition : cesse de m'apparaître. De toi je suis ivre. L'amour occupe mon cœur, ton être hante mon existence rien ne me rend plus heureux que ton angélique sourire. Oui l'amour a fait du monstre un ange. Il a aussi fait du médiocre un excellent. Tout cela ne peut qu'être possible à une seule condition, aimer. Qui ? : Toi. » Avait-il songé en regardant la photo.
Le cœur secoué ! Il continua à conjecturer :
« Est-ce que tu m'aimes déjà? La dernière fois que j'ai humé ton parfum, mon cœur agité courait un marathon. Te souviens-tu encore ? Toi et moi contre les resquilleurs, qui œuvraient contre notre amitié ? Ma bienheureuse seras-tu au rendez-vous ? J'ai le cœur très secoué, mon être trop embrouillé, ma vie sans toi, perdra son paprika. Nous vivrons pour notre incessante ferveur. Tu le sais et ton sourire sera un remède, ton corps brûlant me donnera plaisir. Je répondrai passionnément à l'appel de ton cœur foudroyant, que les beaux ménures chanteraient sans cesse. Avant que je ne pousse mon dernier soupir, tu seras dans mon cœur. J'ai un cœur qui baigne dans la solitude de ta distance en espérant ta réapparition miraculeuse.
Si tu m'aimes déjà ne permets plus que mon cœur soit secoué. L'amour est parfois ludique mais ce n'est pas un jeu plutôt une certitude. Ce présent d'autrefois ne deviendra que des passés d'aujourd'hui. Tu es partie sans me retro-viser. Ta disparation était cruelle !
Le soleil fait son tour,
Le vent fait son trajet,
A ton amour, je suis toujours sujet,
Je reconnais qu'éternellement je resterai fou.
Les années entrent et sortent.
Mais mes souvenirs, jamais ne me quittent.
De mon désespoir nait mon espérance, une illusion peut-être, mais je m'y plais. Peu importe ce qui m'exfolie, je vivrai fidèlement pour toi, en espérant ta réapparition. Ni le froid, ni le chaud, ni le soleil, ni la pluie ne me permettront jamais, au grand jamais de désespérer. M'entends-tu photo ? Rapporte exactement à Eméfa ce que je t'ai confié. »
Il est maintenant onze heures passées de onze minutes. Il tomba dans un sommeil PARTIEL dans lequel, il se rua dehors, le vent glacial ramassait sans pitié tout sur son passage, il ne se laissa pas dominer. Il eut envie de se prendre un café. En traversant il ramassa parterre un petit JOLI bracelet en perle. La beauté de l'objet ne lui laissa aucun autre choix que de le saisir, il entra dans le café et s'assit en attendant Diallo.
Une fille s'approcha de lui et le salua poliment.
Oui. Ça va ? demanda-t-il à la fille en la regardant d'un coup sec et désintéressé puis retira par la suite son regard.
Ce coup brusque avait suffi pour qu'il remarque que c'était sa fameuse Eméfa. Elle était angéliquement belle et d'un sourire prenant, le collier qu'elle portait se mariait avec le bracelet qu'il a ramassé.
Mais attends, c'est à toi ce bracelet ! Voyons, sans doute c'est à toi. Tu peux le reprendre.
Non je te l'offre, tu es toujours gentil et encore très beau. J'habite désormais dans le coin, cinquième rue à gauche après la mosquée.
Moi, Je suis là en face au deuxième...
...chambre 142, tu étudies toujours?
Oui et toi ?
Pareil. Je m'installe un peu ici avant de reprendre mon chemin.
J'ai décidé
J'ai décidé de rompre ma solitude.
Je suis amoureux de toi, Précieuse.
Tant que mon cœur battra, l'amour vivra, je me vois pris
A l'heure présente avec toi en jubilation, et qu'aux remords mortels sans foi,
J'offre une dalle.
Tant que mes sens pourront, de gracieuses lyres chantant, aux cœurs aimants,
Ne diront que ton bien.
Je ne souhaite que toi
Et quand mes yeux te voient
Ma voix se met en fuite.
Et mon esprit en son séjour,
Chante la grandeur des jours.
Ne pouvant rien dire je murmure Je t'aime.
Tu n'avais plus besoin de me le réitérer, ma présence justifie mon choix, rattrapons le temps perdu, mon âme s'enroule à la tienne : Voici le grand jour.
La sonnerie de sa porte le tira de son imagination, il alla ouvrir et découvre à sa porte Eméfa en chair et en os, dans une robe rouge, un bracelet couleur or au poignet. Son élégance dominait le royaume des merveilles.
Je peux entrer ? Demanda-t-elle presque inaudible.
Affirmatif, je n'attendais que toi.
La table était déjà servie, il ne manquait plus que le vin.
Je m'apprêtais à aller chercher une bouteille. S'excusa-t-il.
Tu n'es plus obligé d'y aller, j'en ai deux dans mon sac.
Ils s'installèrent l'un en face de l'autre dans une atmosphère de sensualité et de passions. La musique douce agrémentait la salle. La photo de Eméfa, abandonnée dans le canapé mitraillait de sa face, le visage de Syluis, il murmure comme-ci l'objet l'entendait : photo, m'entends-tu ?

759
759

Un petit mot pour l'auteur ? 114 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Pascal Gos
Pascal Gos · il y a
je vote pour votre texte, Aské-lex Sègnon
je vous invite à grignoter mon hamburger de Noël qui est en lice pour la final du GP hivers 2019.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-hamburger-de-noel-1

Image de Dimaria Gbénou
Dimaria Gbénou · il y a
Bien bien bien.
Si cela vous dit, je suis en finale avec "ACHOU l'amour empoisonné ".
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/achou-lamour-empoisonne

Image de Maria Isdine
Maria Isdine · il y a
Bonne chance
Image de Sandri Pollo
Sandri Pollo · il y a
Bonne chance à toi mon gars
Image de Catherine Corine Effio
Catherine Corine Effio · il y a
Bonne chance.
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Mes voix renouvelées pour ce poète désespérément amoureux. Bonne chance !
Image de Staline Adjovi
Staline Adjovi · il y a
Bonne chance
Image de Jude Akintola
Jude Akintola · il y a
Bonne chance et du courage
Image de Tossavi Max
Tossavi Max · il y a
Bonne chance frère
Image de Jo Kummer
Jo Kummer · il y a
Bonne chance, en route vers le succès!