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Petite Fille.

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Maminette Fays

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Je ne suis pas violente, méchante, sans cœur ou tout simplement insensible. Je ne suis qu'un animal blessé. Meurtri par les coups, assassiné par le temps. Un animal blessé réagit différemment, il n'est pas obligé d'être de nature agressif. Il se protège tout simplement. Hurle de douleur, brame sa colère mais tait sa parole. L'animal de parle pas. Il couine. Moi je doit ni parler ni couiner. Juste taire ma souffrance, la mettre sous silence.

M'enlacer dans ce cocon protecteur.. Encore une fois. Comme condamnée à souffrir si j'en sors le bout de mon nez. Sombre bête sauvage. Souffre bête blessée. Personne n'est là. Ne pas craquer, jamais. Ne partage pas ta souffrance, tu ne la ressentiras bientôt plus.

Seuls tes yeux diront les mots que tu n'as jamais su dire. La haine toque, frappe, brûle mon être. Impossible désormais de pleurer. Trop de larmes veulent sortir, trop de peur souhaite s'enfuir.. Impossible de canaliser.
Mon cœur est en pierre dure. Celle que l'on en peut casser sans s'en briser les phalanges, sans en avoir les mains en sang et en être épuisé par l'effort. Le remord me bouffe. pourquoi n'avoir pas suivi ces putains de règles tout simplement? Pourquoi lorsque même quand je veux faire le bien je me retrouve à faire le mal? " Tu savais comment cela allait se terminer " me répétais-je en boucle... Ne fait confiance à personne.

Laisse-la à ceux qui l'on déjà mais ne l'offre plus. Trahison, abandon! Pourquoi remplacer mon sourire par les larmes? Suis-je si horrible? Je vous fais si peur que ça, donc? Votre imagination ne pourrait vous conduire jusqu'à ce style de terrain. Le terrain de la haine, de la souffrance, à l'état brut. Sinueux, abîmé par le temps. C'est un de ces chemins de terre moyenâgeuse. Creusé par la pluie, par les allées retour incessant. Par les rudes combats sanguinaire. Oui, du sang partout.

Et pourtant. Même si ce petit chemin oublié, caché aux yeux de tous ne se voient pas, il reste là. Recouvert par les ronces mais présent. J'étouffe sous cette chaleur. Désolée d'être née et de respirer chaque jours.. je ressens cette même sensation qui emplie mon cœur jour après jours. La douleur de la culpabilité, la froideur de ma monstruosité...Ma Vérité..

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