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Periclès

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K57

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L’exemple de la descendance de Périclès est souvent cité par les philosophes pour expliquer aux élèves que toutes les vertus ne sont pas transmissibles de génération à génération (cf. le Gorgias de Platon)
L’histoire est ingrate car, si ses fils n’accédèrent certes pas, aux fonctions et à la notoriété du vainqueur de Mycale, ils s’en sont néanmoins « pas si mal tirés que çà dans la vie ».
Des études approfondies cherchant à réhabiliter leurs images m’ont fait découvrir ce qu’ils sont devenus dans l’ombre du célèbre stratège ;

Jean Maurice Périclès, le premier fils, tenait un garage à la sortie d’Athènes ; Au Char Accessoires (rocade nord de l’Acropole) dans lequel il assurait la maintenance de machines de guerre. Commerce plutôt florissant à l’époque, il s’évertua à faire prospérer son entreprise malgré les mauvais payeurs comme Thucydide qui fut frappé d’ostracisme par Périclès pour ne s’être jamais acquitté de la somme dont il était redevable à Jean Maurice, en regard de la mise au point d’une arme secrète (un char « à la de Vinci » avec des lames fixées sur les essieux et censées tronçonner les jambes des Perses, mais ici Jean Maurice avait fait montre d’une grande ingéniosité puisque, comme pour les rasoirs actuels, un système de doubles lames coupait les membres avant qu’ils aient eu le temps de se rétracter et les tronçons étant bien nets, on pouvait alors en faire des puzzles pour éduquer les enfants à l’anatomie tridimensionnelle)
On doit entre autres brevets, à Jean Maurice, celui du casque intégral ; on sait que les effigies de Périclès nous le montrent toujours affublé d’un casque servant à cacher une difformité crânienne de naissance ; Jean- Maurice lassé des lazzi émis à l’encontre de son père, créa un casque intégral, englobant la mâchoire inférieure et tenu par une jugulaire. Il est regrettable qu’aucune sculpture représentant Périclès avec l’invention de son fils qui protège actuellement des milliers de motards, ne soit parvenue jusqu’à nous !

Jean Marcel Périclès tenait une échoppe en Parthénon dans une salle que son père avait réservée à son intention. Il était officiellement scribe mais officieusement il est l’inventeur du premier sex-shop !...Dans son arrière boutique on trouvait des famapoilon (ancêtres des revues érotiques ), des équivalents de poupées gonflables (sculptures en marbre, de créateurs célèbres qui pour arrondir leur fin de mois sculptaient des femmes dans des positions lascives ) les premiers godemichés en bronze, les premières boules de geishas en porphyre, les premiers porte-jarretelles en onyx sertis d’émeraudes...
En fait Jean Marcel, en rétribuant une partie de la fortune colossale qu’il accumula en peu de temps grâce à sa boutique (très bien située) à la ligue de Délos (ses principaux clients), contribua à l’essor et au prestige d’Athènes presque tout autant que son illustre père.


Je suis bien attristé de constater que dans notre siècle, aucun motard entrant dans un sex-shop n’à la moindre pensée pour la descendance de Périclès ;

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