Pensées encrées

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Bonjour à tous et merci de visiter ma page ^^ Né un mercredi, le 21 Octobre 1992. Adore l'effervescence des mots et la vision qu'ils laissent s'échapper. La poésie est pour moi la danse de  [+]

Rage, agonie, silence.
Quelques mots qui n'ont de sens ensemble que pour quelques uns. Certains qui observent d'un œil ancien qui ne leur appartient pas. Un démon à l'apparence d'un enfant avec des ailes d'ange chevauchant un dragon bicéphale reste coincé dans ma tête comme une chanson redondante. Pourquoi cela ? C'est une bonne question, dont je ne connais la réponse.

Élémentalistes d'eau, de terre, de feu et d'air. Sirènes guidant les marchands pour les noyer ensuite. Succube enjôleuse. Grand président des Enfers. Les 7 cercles dessinent une ronde autour de moi. Dante lui-même ne pourrait faire face...

Des visages noir dans des silhouettes blanches se pavanent dans une ruelle pavée, gesticulant comme désarticulés, se rapprochant de moi. Cette lumière blanche au loin que personne ne voit. Ils approchent, comme des mouches vers la lumière, vers moi qui me tient sur une butée, les regardant beugler comme des vaches sans chercher à rien voir. Ils ne voient ni les panneaux de danger, ni mines, ni les tranchées, ni le gouffre béant les séparant de moi.

J'ai traversé ce fossé pour me retrouver seul. Me voilà maintenant accompagné de ma solitude. Je bêle une nouvelle langue que personne ne comprend. Je vois les sentiments que personne ne ressent. Je sens les changement que personne ne voit. Je suis un homme de fer dans un corps de lâche, un esprit libre dans un vide béant, une âme forte dans un désert de froid et de sombre. Mes pensées encrées sur un papier serviront de repas pour les vers de sable.

Un livre brûle sur une stèle de marbre. Flottant dans les airs, rien d'autre ne noirci. La pièce est vide et noir. La seule lumière vient des flammes léchant ce livre sans titre ni auteur. Lorsqu'il se sera consumé, la lumière s'éteindra, et au noir et au calme appartiendra ce lieu.

Dans le Panthéon que nul statues ne sertie, une gemme d'or incandescente fait retentir un bruit sinistre à travers la pierre. Un son aigüe que nul ne peut entendre. Un trésor que nul ne peut atteindre.

Une ville barricadée de hautes murailles roses recouvert d'un dôme rosé. Des ombres et des menaces s'approchent encore pour perforer les défenses. Son énergie s'épuise.

Un linceul sur des feuilles mortes au pied d'un oranger. Une pomme, une poire, deux cerises et un citron décorant le panier. L'intrus est le panier.

Ces pensées encrées dans mon âme rallument la flamme éternel. Elles s'égarent dans le vent pour finir sous la terre. Elles se meurent dans l'heure car rien ne dure dans le néant infini. Ces cercles dessinent des points qui deviendront des cercles pour finir en gouffre, en trous noir, avalant l'énergie des barrières pour ressortir vers une infinité de lumière.
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