Pensées au solitaire nu comme un ver

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Chargée de production dans le spectacle vivant, je prends une pause pour me remettre à l'écriture… Mes muses ayant pris la poudre d'escampette les unes après les autres, je compte bien invoque  [+]

Alors comme ça Sans-Culotte est tout nu ! Débarrassé de ses habits qui ne lui seyaient point mais qui au moins lui donnaient une constance, une sorte d'épaisseur dans cet univers hostile où il avait atterri bien malgré lui. Débarrassé de ses habits, mais aussi de ses responsabilités alors ? Car oui, il avait peut-être franchi un peu trop vite la porte de l'estaminet, charmé par ces notes de musique qui résonnaient comme des promesses de quiétude, mais dans la seconde précédant celle où il avait poussé cette porte, il avait encore le choix de passer son chemin, de s'enfoncer un peu plus dans cette ruelle mal éclairée.
Certes, Sans-Culotte, la taverne, la diseuse de bonne aventure, le feu dans la cheminée, la porte dérobée, les murmures et Nietzsche qui, un peu ivre, lève son verre et répète, en tournant sur lui-même : "Je vous le dis, il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante !" Et la bohémienne qui regarde et qui rit, et qui pour trois sous lit l'avenir dans le creux des mains, et qui pour vingt sous vend sa fille. Pour vingt sous, ou bien au plus offrant. Certes, ils se sont fait happer et Sans-Culotte lui-même en est tout étonné, qui regarde son destin tournoyer dans ce vortex numérique peuplé de 1 et de 0, mais qui, confiant, le laisse aller...
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