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Paulette et le violoniste

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Bea Bonnyd

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Moi, ce que j’aime c’est...... raconter des histoires !
Notamment celles de mon amie Paulette
Paulette est une femme coquette, le matin après un bon dodo, elle se pomponette, se donne un coup de plumeau, tient à mettre un chapeau pour se rendre au boulot...en...métro,
Il n’est pas rare qu’elle y entende un p’tit morceau...
Tralalalalal
Cet air est joué depuis plusieurs années par un vieux monsieur digne, qui cache sa tristesse derrière un large sourire,
Le morceau qu’il joue est toujours le même et il n’échappe jamais à Paulette que la dernière note est inlassablement, inévitablement, horriblement FAUSSE !!
L’oreille absolue de Paulette s’en voit toute retournée.
Un jour, n’y tenant plus, Paulette fut entrainer par son oreille hors de la rame.
Mais quelle ne fût pas sa surprise de se trouver nez à nez avec le vieil homme.
Celui-ci se présente « Bonjour, Je m’appelle Django » lui fait quelques œillades tout en lui faisant remarquer qu’elle ne semble pas apprécier la musique.
«  Vôtre musique, Monsieur ! Effectivement, il se trouve que vous dissonez et écornez depuis trop d’années toujours la même note. Je me suis cramponnée mais avouez-le, vous êtes gratiné !
C’est alors que Django avoue que cette fausse note n’est juste qu’un moyen pour lui de se signaler « la concurrence est rude » lui dit-il, Il parle d’identité de SIGNATURE, comme le chapeau de Paulette (reconnaissable parmi des milliers).
Paulette lui demande alors d’être plus attentionné et d’arrêter de malmener tous ces gens qui ne demandent finalement qu’à être étonnés !
« M’offririez-vous votre prénom en échange? »
« Si cela peut aider, voici : Paulette »
Et de cette conversation est née une vraie histoire, que dis-je une histoire, une vraie rencontre!
Dès qu’elle entendait les 1ères notes, Paulette se plantait devant Django pour lui faire le clin d’œil salvateur et échapper à la fausse note. Django lui, s’évertuait à jouer de façon de plus en plus enjouée avec virtuosité jazz tout un tas de morceaux différents chaque jour. Les badauds en redemandaient, se pressaient nombreux au RDV du métro à la même heure dans la même rame.
Des années durant Leur duo eut un succès fou...
Aussi , les ami(e)s, dans le métro ou quelques soit l’endroit où votre nez vous mènera, ne fermez pas les yeux, ne vous bouchez pas les oreilles !
Apprenez donc à détecter toutes ces petites signatures égrenées,
car derrière chacune d’elles se cachent de vraies pépites d’or IN SOUP çON nées !
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