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Caroline Kipik

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-« Je ne partirai jamais ».
-promis?
Pas de réponse.

Ces phrases...
Ces mots...
En boucle dans ma tête, alors même où il à fini par partir.

-« toi et moi on finira nos jours ensemble »
-tu m’oublieras...
-non.

Si. Voilà.

Combien y’a t’il eu de ces mots mon amour?
Combien de phrases de cet acabit avant que je cèdes et que je te fasses confiance?

C’était pourtant pas gagné. De nature très réaliste même dans mes moments de folie, je savais que je souffrirai tôt ou tard de ton départ.
Je me souviens de cette série que je regarde avec mon pot de glace et ma boite de mouchoirs, les deux personnages principaux, médecins américains s’aiment, s’abandonnent, se retrouvent, se reperdent... Jusqu’au jour où il se font des promesses sur un post-it bleu ( Ils finiront pas l’encadrer et l’accrocher dans leur chambre à coucher). C’est ce genre de promesses « bout d’papier » qu’on aurait dû se faire...et encore.
Peut-être bien que même ça ne t’aurai pas retenu.

Tu as tout fais pour que je te crois.
Tout fais pour que je n’ai plus aucun doute...
Que je baisse les armes mon amour.
Et tu m’as laisser.

J’essaie.
Je te chasses de ma tête quand tu viens t’y installer, je m’occupes...
Tu reviens quand je m’y attends le moins.
Hier c’était à Leroy Merlin en achetant mon terreau, une douleur à la poitrine comme une vague douloureuse.Silence. Laisser passer la vague. Je chuchote: « mon amour ... » et je te laisse partir.
Me reprendre...
Oublier.
Respecter ton choix.

Je leur dirai à toutes que tout l’amour du monde n’existe pas.
Que ce ne sont que des sottises.
Que tu as mentis.
Que vous mentez tous.
Si je n’avais pas baisser les armes je n’en serai pas là aujourd’hui...
Mais pourtant si l’amour n’existe pas,
Ce que je ressens moi, comment on appelle ça?

Tu te souviens le jour où je sortais du QG et où je me rendais sur ma zone de combat d’un pas rapide? Il faisait beau ce jour là, c’était l’été. Pressée de me remettre au travail je marchais rapidement en ayant conscience que quelqu’un marchait derrière moi...J’espérais que c’était toi mais je n’osais pas me retourner. Très vite, tu es arrivée à mon niveau, lorsque nos regards se sont rencontrés j’ai su.
J’ai su que même si notre amour était scandaleux il était digne.
Même si c’était interdit, c’était vrai.
Même s’il ne le fallait pas, on s’aimait.
Même si je me battais contre ça, c’était perdu d’avance.
C’était nous.

Je voulais me battre à tes côtés,
Te rendre fier de moi,
Je voulais te protéger (et c’est d’ailleurs absolument tout ce que j’ai fais depuis ce moment).
Tu me donnais l’espoir que nous serions un jour réunis,
Que nous serions toi et moi un jour une famille,
« J’ai du rêver trop fort » comme dirait l’autre.
Nous ne sommes rien d’autre qu’une fausse idée de l’amour.

« Arrête de dire n’importe quoi, quand on aime on quitte pas »
Sourire.
Arrêt sur image.
Photo.
Celle que tu vois sur mon profil W.
Photo de sceptique, d’amoureuse aux yeux qui piquent.

Tienne.
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Firmin Kouadio · il y a
Vous devez être un être très hyper sensible ! J'ai un texte en lice ; voudriez-vous bien passer le découvrir ? Cela me ferait vraiment plaisir.
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Albane Charieau · il y a
Toute une exploration des sentiments. très belle lettre.
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Marie Guzman · il y a
les amours ont toutes la vie pour nous apporter joie et incandescence
il faut s'habituer à les vivre comme des vagues qui ondulent enfin je crois
mais la douleur quand ça s'arrête d'illuminer est forte ... courage vous aimez vous vivez vous recommencez non ? merci pour votre visite sur mon texte

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Joëlle Brethes · il y a
De bien tristes expériences amoureuses si j'en crois ce deuxième texte de vous que je découvre… :(

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