Par la campagne

il y a
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J'écris depuis très longtemps par passion et surtout pour m'amuser . Vous pouvez me retrouver sur Amazon où sont publiés mes romans et mes recueils et sur Facebook "Les pages de l'Herm". Merci à  [+]

Cher Archibald,

La campagne ce matin était brumeuse et la pluie chargeait encore l'herbe de ses folles gouttes.J'ai marché jusqu'à Mainville, puis ai contourné Courtelay et de là, ai piqué jusqu'à Joinville. La route était belle, bordée de pâquerettes, de coquelicots dont le rouge saisissant, s'échappait vivement des ronces et du lierre.
Le soleil naissant dorait furtivement la plaine et les vallons, faisant naître des silhouettes de vapeur, l'on eut dit une farandole de fées.
J'ai marché longtemps, car toutes mes pensées étaient tournées vers vous et il n'y a pas eu un seul endroit qui ne m'a rappelé votre sourire, votre bonne humeur, vos mots attachants.
J'ai remonté le chemin de la vieille bastide, celui ou hier encore, nous échangions avec énergie nos points de vue sur l'amour et l'engagement.
L'âme flâneuse, j'ai rendu visite à votre cousine Lucille qui, bien heureuse de me voir, m'a offert un bouquet de roses et de lilas que j'ai déposé avec soin sur ma table de chevet. Nous avons longuement parlé de vous et de Gustave qui bientôt va nous revenir.
A midi, le soleil radieux en son sommet, nous a rappelé qu'il était temps de nous séparer, et, ravies, nous nous sommes embrassées et promis de nous revoir prochainement.
Pour revenir à Alfort, j'ai descendu le chemin de la rivière sur lequel, j'ai croisé deux pervenches chamailleuses, un écureuil étourdi, et quelques rouges-gorges oisifs. Leurs bavardages m'ont accompagnée jusqu'à ce que surgissent à travers les feuillages des tilleuls, les toits étincelants du bourg.
Après avoir longé le lavoir, le presbytère et son verger, j'ai enfin regagné la maison, non sans avoir auparavant, salué notre chère colline aux alouettes.
Quel doux moment que celui-ci passé à courir la campagne avec pour seul horizon, votre aimable visage et votre réconfortante amitié.

Maman me demande de vous embrasser tendrement. Je crois que cela est fait.

Quant à moi, je vous envois mes plus vifs sentiments, et attends avec grande impatience, de partager à nouveau, une après-midi égale à celle que vous m'avez offerte.

Très affectueusement,

Yvonne.
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Un petit mot pour l'auteur ? 8 commentaires

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Alphonse Dumoulin · il y a
Surannée, vraiment ? Ton avis sœur Aînée ? Et bé non. Que nenni. Que vois-tu donc alors. Seulement la poutre qui poudroie. Et la route qui moudroie.
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Albane Charieau · il y a
et la tête qui tournoie. Merci à vous
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Stéphane Sogsine · il y a
Une écriture délicatement surannée que j'ai adorée. Yvonne !… Je n'ai pu m'empêcher de songer à Yvonne de Galais qui, peut-être, aura écrit durant son absence de tels mots à Augustin Meaulnes
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Albane Charieau · il y a
Merci pour votre passage. C'est gentil à vous de penser au Grand Meaulnes, je suis ravie
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Ginette Flora Amouma · il y a
D'une élégance surannée comme déployant ses larges traînes sur les terres que l'on prend le temps de contempler .......Oui , c'est une visite qui a pris le temps de contempler terre , ciel et visages .
Tout est si pur !

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Albane Charieau · il y a
c'est une promenade toute simple, et je suis heureuse qu'elle vous plaise. Merci pour votre lecture.
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A Terreville · il y a
Une jolie lettre au charme suranné
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Albane Charieau · il y a
merci beaucoup pour votre passage

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