Out of Autruchat

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Médecin de prison, je fais des cours sur l'art à mes patients/détenus, je suis passionné de littérature et modeste sculpteu  [+]

Out of Autruchat.

Le directeur de l’agence d’assurance, sollicité devant l’incongruité de la situation, parcourait fiévreusement le contrat des yeux et d’un temps à l’autre, qui se faisait plus rare au fur de notre rencontre, croisait mon regard.
-Voyez vous cher monsieur, j’ai relu avec une attention particulière notre accord et nulle part ne figure les dédommagements par notre compagnie de la rencontre brutale...Ca va mieux votre opération de la hanche?...d’avec une autruche !...Vous mentionnez dans le rapport remis à l’expert que vous connaissiez cette autruche...Appelons là Nelly...A quelle occasion avez vous rencontrez Nelly auparavant ?...
-Hé bien je l’ai déjà expliqué cent fois !...Lors de la guerre des Boers, elle a été l’amante de mon beau père...Dans cette période troublée beaucoup de photos en attestent qui les montrent épaule contre aile face aux paysages magnifiques de la savane...Georges, mon feu beau père organisait, en juin, comme chaque année, un bal visant à unifier les autorités locales...Tout le gratin !...lorsque Nelly, non invitée alors qu’elle avait déjà sa notoriété de soprano de la savane...Fit éruption dans la salle et enflamma de son regard de braise qui émeu mon beau père qui lui tendait une flûte de champagne...Coups de foudre réciproque...Il ne fallait pas se voiler la face et encore moins l’enfouir dans le sable...Ils étaient tombés amoureux l’un de l’autre !...Après deux ans d’un amour caché et sans nuage ou Nelly pondait régulièrement, nous mimes en garde Georges sur le train de vie exorbitant de Nelly, dont nous feignions tous d’ignorer l ‘existence...Palaces, restaurants, bijoux, voyages éclairs dans les capitales du monde entier en jet privé, incrustations péri anale de diamants...Rien n’y faisait, Georges aveuglé ne voyait pas que Nelly dépensait la fortune familiale et que grand danger, à ce train, nous nous retrouvions sur la paille et que notre héritage, bâti sur notre travail honorable ,se réduisit à peau de chagrin...Il fallait que nous agissions et je rencontrai Yvonne, c’est son vrai prénom, dans le plus grand secret au bar tabac la civette, à la sortie nord du Fouta-Djalon...Connaissant l’oiseau, je n’y allais pas par quatre chemins et lui proposait pour rompre d’avec Georges, une confortable somme d’argent et l’exil organisé dans un paradis fiscal...Elle écrasa sa cigarette et me dit d’un air hautain « Mon p’tit père je ne suis pas ce genre de poule de luxe qu’on achète avec de la pacotille » puis elle sortit et s’apprêta à monter dans sa Land Rover...Ivre de rage je lui emboîtai le pas et fonçai sur elle, armé de l’attaché case qui contenait l’offre...Elle se retourna et, contre toute attente, au lieu de fuir le danger, me fit face et, visant mes burnes, m’asséna un violent coup de patte qui me rompit le fémur...Voilà vous savez à peu près tout et pourquoi je suis face à vous à réclamer une bien légitime indemnisation, malgré la carence de clause de mon contrat d’assurance prévoyant l’heurt avec une autruche, un nandou, ou autre casoar.
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