On a ga-gné ! On a gagné ?

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Photo-graphie : entre écriture et territoires. Clavier, écran...L'usage de la main se perd. Territoires exploités, ravagés, bourrés de poisons. Echange ou partage ? j'ai choisi le partage. Sites  [+]

Lettre ouvert aux élus,
aux non élus,
aux électeurs réjouis,
aux électeurs déçus
et à tous les autres


Certes, il faut un début à tout ! Mais le plus dur reste à faire.

Ce lundi 29 juin, regardons autour de nous, combien d'automobilistes, de clients d'hypermarchés, de candidats aux coups de soleil sur les plages, de drogués de voyages aériens, de maniaques de déodorants, d'asceptisants admirateurs drogués de publicité...ne vont-ils pas soudainement croire - dur comme fer - que l'avenir est redevenu radieux ?

La vague verte ! Ah la belle formule, pleine de jubilation ! Grandes et moyennes villes ont basculé - pour ce mandat - mais avec combien d'électeurs ? Le loup va donc devoir sortir du bois ; face à une opposition municipale amère, prête à sauter sur la moindre occasion pour contrer des initiatives nécessaires, comment financer un changement de cap ? Plus encore que celles de l'Etat, les ressources des collectivités locales sont encore peu encrées dans "l'économie dynamique" (i.e les flux de revenus et d'échanges de biens et services), mais fortement dépendantes du foncier et de l'immobilier.
On rétorquera - et sans doute en partie à raison - qu'il ne s'agit plus cette fois d'investir des millions dans les sempiternels super grands programmes (stades, piscines, bretelles et autres boulevards périphériques, grands hôpitaux etc... qui ne sont trop souvent qu'autant de signatures du maire ou au mieux de l'équipe municipale), mais au contraire d'enclancher une dynamique humaine, comportementale et culturelle qui ne "coûte pas" vraiment financièrement, mais fait appel au bon sens, voir à la sagesse.
Or c'est à ce niveau que les loups vont sortir du bois. Les choeurs de nos chers libéraux (LR, LRM en tête) vont se déchaîner en lamentos prévisibles sur le registre déjà connu des "ayatollah de l'environnement" face à la nécessaire et fondamentale liberté du consommateur (et du producteur par la même occasion).

Oui, les panneaux publicitaires, les spots, les opérations de sponsoring doivent être mis au rencart.
Oui, toute innovation technologique n'est pas nécessairement acceptable.
Oui, la conquête spatiale n'est qu'une fuite éperdu de notre terre exsangue.
Oui, les achats impulsifs, les records, la démagogie, l'ignorance volontaire de toute misère, le laisser aller général qui masque le laisser passer des grandes fortunes et du pouvoir, la glorification systématique de La Réussite, la recherche de la perfection à tout prix (dans les sports de "haut niveaux", la mode, le design automobile...), la conquête de nouveaux marchés etc...font ou devront faire partie du "monde d'avant".

Non, le monde d'après - celui qui est à construire - n'est pas un monde gris, uniforme, statique.
Non, les hommes ne sont pas des robots interchangeables, ils ne sont et ne veulent plus être réduits à des codes barre, des mots de passe, des contrats, des protocoles...
Non, le clinquant, l'immédiat et le futile ne sort pas toujours du chapeau des hommes politiques.
On ne connait jamais entièrement les hommes, surtout pas les Amish. Et l'abstentionnisme massif est bien plus que la peur du virus. C'est un immense refus de l'homme-machine.

PS
Inutile de préciser que je ne suis ni élu, ni politologue, mais simple citoyen.

Gabriel Meunier 29/06/2020
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