Nuit

il y a
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Pour éviter de tomber dans ces fatigantes hallucinations. Je garde mes paupières ouvertes. Tenant avec des cure-dents. Debout le long du mur. Observant les vagues jaunes et bleues émanant de  [+]

Joe parle tellement peu que ses cordes vocales s'éteignent, s'étiolent, s'effacent. Les moustiques harcèlent sa peau, perforent sans consentement. Ils aspirent le sang plein d'alcool. Assomés sur les murs, ils se délectent de leur viol. C'est la dernière chose qu'ils ressentent avant d'inexister. Puis le silence. Le silence et le vrombissement des machines de la chambre froide.
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