Noyade dans l’oublie

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Mon corps sombre
Mon cœur sombre
Je sens cette froideur m’engloutir, des bouts de mes doigts jusqu’au plus profond de moi. C’est d’un froid glacial, effrayant, me paralysant comme si du venin parcourez toutes les veines encore tièdes de mon corps. Je sens mes bras s’engourdirent, mon corps non pas tremblant de peur mais d’un calme presque douteux, comme si j’acceptai la chose qui m’arrivais. C’était plaisant à vrai dire, comme cette sensation de se laisser partir juste avant de dormir.
Je tombe, telle une pierre lourde dans l’eau, tant mon cœur est lourd, un cœur de pierre m’entrainant de plus en plus profond dans un lac sans fond.
Mon corps endormis, à la fois détendu et crispé, comme si j’étais dans de l’eau, à la fois brulante et glacée. Je ne ressentais aucune douleur et pourtant j’avais mal.
Mes yeux nacrés, peinent à rester ouverts. Je vois la clarté de la lune, cette douce lumière apaisante qu’illumine le noir total, le blanc se mélangeant au noir, comme le bien au mal, comme si la nuit noire devint nuit blanche.
Cette blancheur si réconfortante, je la vois s’éloigner au fur et à mesure que je me noie. Elle devient alors, comme une lointaine lumière dans un tunnel sombre.
J’ai de plus en plus froid, je n’arrive plus à respirer, du bout de mes doigts j’arrive à toucher cette lune éclairée, comme si j’arrivais alors à la prendre dans ma main.
Comme un ultime trophée, le cœur allégé, je me laisse m’en aller.
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