Négligence ou fatalité

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J’avais toujours un regard d’étonnement lorsque Mr Gérard me racontait ses aventures autour de notre arôme habituel.
« Ami ! Dit-il avec son air souriant. Mon ami, il est difficile d’être fidèle à sa femme après le mariage » Toujours par cet air désappointé, curieux, effarouché, je grognais jusqu’à lui lancer : -C’est parce que tu n’aimes pas ta femme. Me lançant ce même sourire troublant, il retoqua : -il y a des choses qu’on ne peut pas exprimer ni expliquer. Lorsque ton tour viendra, tu comprendras » Il changea immédiatement de sujet après cette phrase. Et nous continuâmes dans le lointain de nos péripéties. Nos pensées évadées dans cet arôme, la vie se lisait et se contait sans difficulté. Une fois rentré chez-soi, c’est le sommeil qui savourait sa berceuse. Les jours qui passaient ne pouvaient déraciner cette énigme incrustée en mon esprit. Toutefois, je ne pu me dérober longtemps à la règle lorsque la belle Salomé acceptait enfin de devenir ma femme. Et les fiançailles n’étaient pas loin encore moins le mariage.
Ce soir là, l'hivernage avait sans effort conquis la banlieue. Les toits, les tuiles et les dalles pleuraient. La pluie qui s’était engagé en beauté faisait craquer des regards éblouis pas sa rosée. La fraicheur qui remplissait la réception, couvrait de baisers nos corps bouleversés par tant d’émotions. Enrobé de frémissements sous les sons de zouk, chaque convive faisait la ronde de bouc. Les corps évanouis par de si tendre touchées, les bras philosophaient dans cette clarté. Mariés et fiancés ne pouvaient guerre résister. La joie se récoltait comme une rizière en moisson. La nourriture et l’ambiance festive, marchaient en symbioses comme des locomotives. Une fois les fiançailles achevées, s'en suivait le mariage.
Le temps passait si vite. Mes affaires marchaient sans repos et l’argent coulait à flot. Ma femme aussi me rassasiait de bonheur avec nos jumeaux qu’elle portait en son sein. A neuf mois de grossesse, m'a vie semble Hélas prendre une étrange tournure!

C’était une nuit longue, très longue pour moi. J’avais hâte de voir la lumière du jour. Un contrat luxuriante s'annonçait à l'horizon. En effet, je devais faire des affaires avec une entreprise très influente. Dont le siège social se trouvait dans la commune du plateau. Pourtant l'aube tant prisée s'est réveillé bouleversée par une rencontre inattendue. J’étais assis dans leur salle d’attente lorgnant ma montre d’impatience quand tout à coup une silhouette des plus voluptueuses me couvrit de son ombre. Elle passa près de moi, me paraissant les yeux, puis s'arrêta, me fixant en chienne défaillance. Pendant un instant, ses cheveux qui perlaient d’impatience sur son corps de guitare dont-elle caressait par ses gestes tumultueux, renvoyait à mon regard fou un plaisir de plus sensuel qui prédisait la capitulation. En un lapse de temps j’étais déjà pris. Je ne me sentais plus en moi. Je suis resté figé comme le dormeur du val. Et pour finir ce qu’elle avait déjà commencé, elle s’approcha de moi épinglé dans ses nuées.
« Bonjour monsieur... ? Me questionna-t-elle. –Par...Parker ! Bégayais-je. –Pardon ! S’exclama-t-elle avec fantaisie. –Je veux dire, je m’appelle Prince Parker. –Moi c’est Ashley. –Je l’avais constaté, lui dis-je. –Comme vous êtes drôle et imprévisible ! -C’est votre beauté qui est irrésistible ! -Ne me flattez pas, c’est-à vous que cela revient. Vous êtes un gentleman c’est certain. Aussi tôt, nous tombâmes dans le rire. Elle m’égayait par son beau sourire. J’avais oublié ce pourquoi j’étais venu. Mes yeux rassasiés de convoitises, il pleuvait en moi les envies de la jeune mariée. Nous continuâmes cette conversation jusque la où les mots se perdent dans le fleuve d'adultère.

Après ce week-end de fornication, je ne me remis pas de cette déraison. Ce lundi, lorsque je me rendis au boulot afin d’honorer mon rendez-vous d’affaire, je ne revu plus cette femme énigmatique. Cette beauté fugace avait disparu comme elle était venue. Je l’appelai, en vain. Son numéro ne passait plus. Je me renseignai encore, personne ne savait rien de cette femme. Revenu en moi, je me demandais qui était cette fleur endiablée. Je me sentais effrayé et troublé. J’étais perdu. De plus, je ne savais pas comment affronter l’innocence du regard da ma Salomé. Je me sentais terriblement coupable. Je me sentais fade et vulnérable. On s’était promis de tout se raconter. Fallait-il lui dire tout ce que j’avais fait ? Comment réagira-t-elle ? Que deviendra ma vie après cette nouvelle ? Autant d’interrogations sans réponses ! Et mes pensées se perdant la dedans, la fameuse phrase de Mr Gérard me vint subitement à l’esprit : « ami, mon ami, il est difficile d’être fidèle à sa femme après le mariage... Il y a des choses qu’on ne peut pas exprimer ni expliquer. Lorsque ton tour viendra, tu comprendras » Et encore, toujours cet air souriant.
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