Mystérieux brouillard

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Blogueur à mes heures perdues. Il m'arrive d'écrire quelques nouvelles que je publierai ici prochainement.Je suis amateur de Science - Fiction depuis l'âge de 12 ans, plutôt de la SF Age d'O  [+]

L’adjudant-chef Sonia Lacaze ( dernière d’une vieille famille de policiers et militaire), grande brune, classieuse, en imposait déjà à sa toute première troupe de pandores. Et quelle troupe : un vieux maréchal des logis à gros ventre qui attendait la retraite, un major aux cheveux blancs, absolument pas jaloux de lui remettre le commandement de cette brigade qui avait failli disparaître, et deux jeunes brigadiers, une jeune femme blonde encore un peu candide et une espèce de fil de fer que Lacaze soupçonnait de se fumer un petit joint de temps en temps, (mais en bonne militaire, elle règlerait « ça » en interne, inutile d’entacher l’institution.)
C’était l’automne, le début de la saison des champignons, et le vieux Major Belharoui râlait tout seul :
• Ici, c’est la saison des dingos. Vous allez voir tous les chasseurs de champignon qui vont débarquer.
• Vous voulez parler de quoi ?
• Ça fait au moins 3 saisons que, chaque jour de brouillard, des gens reviennent du bois en racontant toujours la même chose : « Ils ont vu des lumières qui vont par trois. Ils ont vu des formes, machin. Il leur manque 1 heure ou 2 de leur vie. Ils ne se souviennent pas de grand-chose. » Certains deviennent dingues, et ce regard qu’ils ont !
• On a en fait hospitalisé d’office, dit Nadia, la blonde Brigadier-Chef, et les psy-psy les ont relâchés. Il paraît que croire aux petits hommes verts, ce n’est pas être dingue. En tous cas pas dangereux.
• En tous cas, ce n’est pas illégal, répondit l’Adjudant – Chef. Mais Major. C’est pour ça que vous avez commandé cette patrouille dans la forêt ?
• Oui, ça rassure la population, histoire de maintenir l’ordre. J’ai envoyé le Maréchal des Logis Chaudard avec le petit nouveau, Iss, histoire que le petit aille s’aérer.
Un message radio arriva :
«  Chaudard, pour PC. J’ai perdu Iss. Ça fait 30 minutes qu’il ne répond pas. »
• Vous l’avez perdu ?demanda Lacaze.
« Il affirmait avoir vu les trois lumières. Et il s’est tiré. »
• Je crois surtout qu’il a fumé ses fameuses spécialités. Belharoui et Conicet, vous allez me chercher cet abruti. Moi, je reste ici pour coordonner vos recherches.
Elle n’allait pas s’abaisser à rechercher cet abruti. Mais bizarrement, sa première journée était des plus étranges.
Le temps commença à s’écouler. Elle décida d’aller voir cette fameuse forêt. En cinq minutes en voitures, de la brigade. Lorsqu’elle arriva sur l’ère d’accès, elle retrouva la Kangoo et le fourgon de ses hommes. En effet le brouillard était épais, gris, inquiétant, les tranquilles arbres privés de leurs feuilles ressemblaient à des monstres noirs et hystériques, les bras levés. Elle avança, cinq minutes, voulut appeler ses hommes sur leurs portables, pas de signal. On y voyait pas à un mètre. Inutile de leur courir après.

Elle était rentré depuis deux heures quand elle entendit des bruits de moteurs. Ils rentraient :
C’était Belharoui qui entra le premier, comme pour la préparer à ce qu’elle allait voir :
• Mon Adjudant, on a retrouvé Iss.
• Ah, très bien.
• Mais il ne va pas très bien.
• Comment ça ?
• Vous allez voir.
Et en effet, le jeune Iss apparut, les yeux bleus hallucinés, tenant fermement un objet dans ses poings, et répétant inlassablement :
« Ils sont là. Ils m’ont capturés, tout petits, tout gris, ils font peur. Ils m’ont étudié.... ».
Sonia se montra ironique.
• Je crois surtout que vos « petits-gris » étaient des champignons hallucinogènes, vous avez voulu passer à plus fort que...
• Non.
• Et puis, tu tiens quoi ?
Elle se jeta sur lui et tenta de lui arracher le petit objet en acier. C’était un boule.
• Je leur ai volé, se justifia Iss qui semblait reprendre ses esprits. C’est quand j’étais dans une espèce de pièce ronde toute blanche....
Mais elle ne l’écoutait plus, elle était fascinée. En passant, par inadvertance, l’étrange petite boule devant son écran d’ordinateur, elle avait provoqué un truc. L’image s’était déformée comme les montres molles de Dali. Surprise, elle l’approcha de sa montre, les aiguilles se mirent à tourner à l’envers. Décidée à aller plus loin, elle l’approcha de son smartphone, comme dans la forêt, plus de signal !
Elle se tourna vers le grand dadet :
• Et tu étais dans une grande pièce blanche, ronde ? Seul ?
• Non, ils étaient là aussi, les petits gris, avec leurs grands yeux ronds, autour de moi sur une sorte de table.
• Ils t’on fait quoi ? demanda en hurlant, au bord de l’hystérie Belharoui.
Sans répondre, Iss, enleva sa veste, son pull, puis sa chemise réglementaire pour révéler, sous son omoplate droite, trois petits points de suture.
Mais Sonia enchaîna tout de suite :
• Écoutez les enfants, on dit rien à personne, en dehors de notre hiérarchie, ok ? Et en premier, on envoie ce machin à la scientifique, et Iss à la médecine légale pour savoir ce que ces tarés lui ont fait.


Mais elle s’en serait douté. Quand le rapport de la scoentifique lui revint, cela disait seulement : « Métal inconnu sur Terre. » Tout comme la matière de la puce qu’on trouva dans l’omoplate du grand con.
Et sa hiérarchie la contacta pour lui dire de tout oublier.
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