Morte

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Image de Printemps 2013
Silence inconséquent. Je le dégueule
Soleil inconséquent. Je le dégueule
Cimetière médiocre pour vie médiocre. Je te dégueule
Le bleu du ciel m’insupporte, le soleil m’insupporte, l’anecdotique de ce lieu, de cet espace m’insupporte. Il ne contient rien. Ce moment est partout et partout tout entier à côté d’elle.
Et vous êtes là.
Vous qui vous regarder dans le blanc des yeux avec l’air des tristesses infinies. Vous qui vous baisez dans les coins de portes avec le sourire béat de ceux qui jouissent.
Et ne jouissez de rien.
La vie vous éjacule dessus et vous léchez l’air de vos langues avides. On vous encule à la chaine et vous continuez à tendre consciencieusement vos cus meurtris. Maman tu es morte et qui pense à toi dans ce parterre de vendu. On pense au buffet de tout à l’heure, on pense à la voiture garée loin, on pense à la vessie qu’on aimerait bien soulager. . On pense aux milles objets d’avant la vie.

Je vais crever ce bleu du ciel. Crever tous ces yeux bleu délavés inextinguibles.

Que des torrents de pluies s’abattent sur leurs visages terreux. Qu’ils réduisent à néant leurs têtes de glaise, leur tristesse d’ignorant. Nous sommes au bord d’un trou béant dans lequel rien ne repose.
Et je voudrais me dépecer. Je voudrai fondre sous la bourrasque du ciel et noyer mes pleurs, les diluer, putain de traitres qui rampe autour du trou. Je connais leurs visages, je connais la mesquinerie de leur corps, le peu d’acidité de leurs larmes. Des traitres qui se traînent_ cachalot de malheurs _ je souhaiterais qu’ils pourrissent sous le poids de leur égocentrisme.
Vide le silence, je suis seule à entendre le bruit du rien derrière ces esprit apeurées. Autistes de la vie vous n’entendez pas la violence, vous ne pouvez pas la comprendre. Vous ne pouviez pas l’aimer.

Maman, petite Maman tu t’es réjouie du beau bébé décérébré que tu tenais dans tes bras avec toute la force néfaste de l’amour des mères. Gentiment, consciencieusement tu as construit la ville ou te terrer. Tu as bien travaillé à contenir toutes les Parole massive de ta mère à toi. Surtout ne pas en perdre une seule, surtout ne se laisser aucune chance de s’en tirer. Des couleuvres par centaines se sont niché dans ta gorge, dans ton sein, et ont diffusé leurs sécrétions dans toutes les artères et toutes les veines de ton corps.
Et tu m’as nourrie tout sourire de tout ton amour de poison......
Maman j’aurais aimé que l’on t’incinère. Hypocrite qu’ils sont. Un trou ne rattrape pas les présences avortées. Rien n’y fait.
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Nivu Niconnu · il y a
J'aime beaucoup ton style.

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