2
min

Mon vieil ami

Image de Supalari

Supalari

6 lectures

2

Nous venions d’engager le pont. Tout un coup, un flash et ce bruit assourdissant. Un pétard? non, le bruit était trop fort. Voilà que ça reprenait. Dans tous les sens. Pourtant c’est la route habituelle. Celle que j’aime bien emprunté à cause des jolies lumières bleues. Paniquée, j’avais 20.000 suppositions en tête. Mais toutes me faisait répéter au chauffeur qui semblait y être sourd. « Chef, retournons nous ».
Voilà que le véhicule noir qui était devant nous fait demi-tour. Trop tard! Je vois un autre flash, un canon, un homme.. Oh mon Dieu oû suis-je ?
Des hommes armes en main arrivent vers nous. Le chauffeur à leur portée. Ils le menacent. Le taximètre sort. Je me demande si j’ai mes papiers, ma carte d’assurance. Mais à bien y réfléchir à quoi celà me servirait-il? A qui ai-je affaire ? Voilà que l’un d’entre eux prends les clés sur le tableau de bord. Tétanisé je ne bouge pas, dans ma tête c’est la panique totale. Fuir ou rester. J’analysai rapidement la situation avant qu’ils n’arrivent à mon niveau. Dans cette tenue, non ce n’était vraiment pas une bonne idée qu’ils me voient. Je ne bougeai pas, de toute façon je ne pense pas que mes membres me l’auraient permis. Je me demandais si c’était la fin. j’ai découvert à ce moment ce qu’on appelle voir sa vie défiler. C’est plus un sentiment qu’un film. Quand il n’y a plus rien à faire, tu analyse ta vie. et ce fut insensé car tout ce que j’ai regretté c’est de ne pas avoir assez prier. Si je mourrais là, quelle raisons aurais-je pu avancer pour ne pas l’avoir fait? Oui, a ce moment précis je n’avais aucun doute que la vie après la mort existait. Et je me suis demandé qu’elle a été ma vie ici-bas. J’ai vu que ce que je considérais comme infinité ne résidait que dans dans cette assertion temporelle limitée qu’on appelle vie. J’ai entendu mon âme prier. Car c’est elle qui s’exprime quand on comprends enfin que nous ne sommes rien et que notre seul voix ne peux rien. J’ai ressenti le besoin impérieux de prier. De tout lui remettre, car je n’étais rien. « Notre père qui est aux cieux,... »
je priais me demandant si celà seulement pouvait suffire. Quand j’ai senti une sensation de réconfort immense. Une présence juste à coté et une main amie, familière de ces temps anciens, enfouient dans les méandres de la mémoire, là où sont encore cachés les souvenirs de ces moments passés entre amis. Il était là mon ami d’autres fois. Maintenant que j’y pense et si tu me lis (j’en suis sur par-dessus mon clavier), sache que tu m’avais manqué ! oui tu m’avais manqué.
Le chauffeur m’entendant débiter à faible voix et de façon saccader ma prière se mit également à prier.
Je me rendis compte qu’ils venaient de dépasser le véhicule.
Plus intéressés par la voiture juste derrière nous, ils poursuivirent leur chemin.
2

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Adjibaba
Adjibaba · il y a
Très belle histoire construite avec des mots simples mais très original.
J'aime bien et je m'abonne avec plaisir.
Si l'envie vous prend, passez donc consulter mon oeuvre en compétition : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/entre-justice-et-vengeance

·
Image de Supalari
Supalari · il y a
merci!
·

Vous aimerez aussi !

Du même auteur

NOUVELLES

Toute histoire commence un jour, quelque part. Et celle de « « Emilie l’étourdie » a débuté il y a trois mois, sur le parking d’une foire. Responsable marketing, elle faisait mains et...

Du même thème