Mon ivresse

il y a
2 min
0
lecture
0
Fublaine, fin fond de la Seine et marne, 1989. Le casque trop grand, les lunettes a ne rien voir, le sourire jusqu’aux oreilles, un gamin va vivre un grand événement. Assis sur la selle d’un 60 Kawasaki Kx beaucoup trop grand, je pose mes mains sur les poignées du guidon. Je tremble autant que la moto mais pas autant que mon père.
Quinze chevaux dans le berlingot, la tête dans le guidon, c’est parti pour le grand frisson.
Père tout-puissant qui me regarde, protégez mon âme de la tentation. Trop tard, le virus du MotoCross a déjà pris. Pas d’antidote, il y a bien une thérapie : aligner les tours sur les pistes locales, dévorer des magazine et voir mes héros, vidéo en boucle. Rien à faire, c’est incurable.

Chaque bon moment a un bémol, le mien sera au bout de la ligne droite, mon poignet droit dirigeant à ce moment mon âme et mon corps, m’en fera embrasser royalement le plancher des vaches à m’en rappeler comment l’herbe peut être fraîche au mois de Mai. Mon père me relève, les lunettes en vrac, la larme a l’oeil. Et me dit une phrase dont je me souviendrai toujours ‘ il faut apprendre à marcher avant de savoir courir’. Il n’en sera pas moins quelques années plus tard.

Dans cette enfance à l’odeur d’huile moteur et de cohabitation avec une vingtaine de motos dans le garage, au désespoir de ma mère il fallait que cela arrive...
Dix huit ans d’incubation plus tard, ayant bravé les 4 coins de l’hexagone à travers différents championnats, le MotoCross est plus que jamais ma passion. Merci papa.

Hossegor, 2007. C’est par un beau matin du mois de janvier que j’entraîne donc antonino et délphine sur la seconde épreuve du championnat de France des sables. 800 Kms au GPS, ce n’est pas rien, mais la bonne ambiance est là !

Adieu la seine et marne et ma région à la célèbre souris aux grandes oreilles, c’est en direction du pays d’Igor d’Hossegor que nous partons.
L’hôtel est top, la chambre impec. Tout commence bien. Trop bien.
La nuit précèdent le jour J, me voila pris d’une gastro démoniaque, celle qui vous amène à rester à genoux devant les chiottes telle un abbé devant le seigneur par jour de péché.
Mon infirmière privée, me fera donc l’honneur de me faire boire pendant 3 jours la pire chose que je n’ai jamais bu, du SMECTA...Ainsi que la moitié de la pharmacie du coin. Quelques heures plus tard ‘tonino fera de même...Vive la gent masculine !
Tel un team d’usine, à en faire pâlir n’importe quel Potisek ou Demeester nous installons le stand de ravitaillement. Bagué comme un poulet, je pars vers le pré parc rejoindre la meute, la doctoresse se chargera de faire rentrer le reste du team (on va l’appeler comme ça, hein ?). Il est 11H00 dans 30 minutes le départ est donné. Le ‘Mx gastroteam’ est ok ! E
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,