Mon amour au fil des saisons

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"Le bonheur est la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert" VOLTAIRE  [+]

Image de 2017
Dans le village médiéval de Crémieu, les feuilles effaçaient leur couleur verte pour laisser place au rouge et au orange. Les arbres perdaient jour après jour leur feuillage qui recouvrait petit à petit les pavés des ruelles. Moi, heune iséroise, je commençais à te lâcher quelques mots timides sur ce banc en pierre. Tu me parlais de ton frère et moi du miens. Je te décrivais ma passion pour le basket et tu m'écoutais attentif. Tu pouvais rejoindre tes amis mais tu préférais rester avec moi. Tu prêtais l'oreille au moindre détail et moi je contemplais tes cheveux bouger au rythme du vent.

Les paysages orangés laissaient à présent place à un panorama enneigé. Les sapins étaient blancs et les villes décorées par des lumières colorées. A côté de ce même banc nous avions réalisé, comme deux enfants, un bonhomme de neige. Je lui avait prêté mon bonnet et toi ton écharpe. Une courte bataille de boule de neige avant que je te dise que j'avais froid. Tu me serras dans tes bras pour me réchauffer, et j'écoutais les battements de ton cœur. Dans ta maison, où tu m'avais chaleureusement accueilli, tu préparais deux chocolats chauds avant de me rejoindre dans le salon. Nous restâmes là, devant le feu qui crépitait dans la cheminée.

Le thermomètre commençait à remonter. Tu me rejoignis sur le banc. Pour une fois nous restâmes silencieux. Les oiseaux chantaient autour de nous. Une coccinelle se posa sur ma main, je fis le vœux que tu me dise un jour que tu m'aimes. Soudain, tu te levas et avanças dans l'herbe verte. Surprise, j'étudiais ton déplacement. Tu te baissas et ramassas quelques fleurs. Tu revins t'asseoir à côté de moi. Toujours silencieuse je vis qu'il s'agissait de pâquerette. Avec de la patience et de la minutie, tu transformas le bouquet en un bracelet de fleurs que tu m'offris. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

C'était à présent l'été. Cette fois-ci nous avions décidé de passer la nuit à contempler les étoiles. Allongés nous cherchâmes la Grande ours et la constellation de Cassiopée. Nous parlâmes du jour où nous nous étions rencontrés. Tu parlais de notre grande amitié. Pendant ce temps, moi je cherchais comment te dire ce que j'avais sur le cœur.

Les couleurs, autour de ce banc, changeaient au rythme des saisons. Mais notre relation restait de l'amitié, tous comme notre beau village. L'époque ont changé et pourtant on imagine encore les chevaliers dans ces chateaux isérois. Je voulais te crier que je t'aimais mais j'avais peur que tu n'entendes pas. Les paysages autour de nous sont en mouvement au fil des sisons, mais si je garde ce secret notre relation reste immobile.
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