Mon âme, du coït matériel jalouse

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Finaliste
Jury
Lui, c'est mon Paul. Elle, elle s'appelle Marie. Une jeune allemande sans grand intérêt au corps fin et prépubère. Elle est allongée sur le dos, nue sur le lit à un mètre de moi, serrant dans ses bras mon Paul, nu lui aussi. Et je jalouse cette étreinte. Cette jalousie m'amène à détester la jeune inconnue dont mes yeux ne pouvaient se détacher de son corps imberbe. Pourquoi diable est-ce celle qu'il touche ? Il l'embrasse. Oh dieu... Au début, rapidement, effleurant à peine ses lèvres, puis de plus en plus longuement, jusqu'à ce que leurs lèvres ne se séparent plus. Plus il l'embrasse, plus elle referme ses bras sur lui. Plus ma rage grandit.

Délicatement, la main de mon Paul se détache de sa douce poitrine et descend en direction du bas-ventre de cette femme, et ses lèvres viennent remplacer ses doigts, en mordillant avec vigueur les attrayants tétons. Elle tourne sa tête vers moi et me regarde, me sourit. Elle semble heureuse et je lui souris en retour. Je ne sais pourquoi puisque je la hais. Plus la main de mon Paul s'approche des engageantes lèvres humides et chaudes entre ses cuisses, plus Marie allonge son bras pour tenter d'attraper ma main. Quand elle l'attrapera, il sera déjà trop tard, les doigts magiques de mon Paul seront déjà à l'ouvrage. Je tente en vain de m'en défaire. Pourquoi prendrais-je part à cette mascarade ? Mais par son regard insistant et de sa main affectueuse, elle m'apprivoise.

Ah Marie, tu reçois les caresses de mon Paul et pour cela je te méprise. Mais je ressens aussi ton plaisir à travers ton souffle chaud, ton désir à la pression de ta main, ta passion au rythme effréné de ta poitrine, ton envie à la crispation de ton visage et ta jouissance aux petits cris aigus qui s'échappent de tes lèvres séduisantes. Malgré ma haine, je me laisse envahir par tes émotions, plongeant totalement dans ton être, ton plaisir devient le mien, ton désir me saisit, ton envie me pénètre, ta passion me durcit et ta jouissance montant, embrase mon être.

Et c'est dans un dernier râle que Marie exprime tout son bonheur, m'amenant également au mien. Mon Paul, laissant les lèvres submergées se reposer, remonte s'occuper des lèvres asséchées de cette douce enfant, à pleine bouche. Nous relâchons doucement nos corps suants et haletants, délivrant ainsi nos mains exténuées. Après un court moment de repos, mon Paul se tourne vers moi et s'exclame d'un air sérieux « Arthur, si une femme te fait autant d'effet, je vais être jaloux ».

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