Mirage et compagnie

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Un docteur tout seul étendu en croix sur une plage égrenait le sable doré du bout des doigts en fermant les yeux.Il était à l'écoute d'un indien invisible en costume léger qui psalmodiait jusqu'au fond de son coeur les errances d'une terre vagabonde.
Les moments ratés de sa courte vie s'animaient d'un feu particulier. Il chanta du bout des lèvres une mélodie de guerre fatale qui se fracassait enfin à tout jamais. Les prisonniers majestueux et les petits chats très doux défilaient pieds et pattes dans l'écume des vagues qui buvaient le sable.
Les embruns muets arrivaient jusqu'à lui en fines gouttelettes pétillantes. Le globe terrestre s'arrondissait de plus en plus et la marée arrivait jusqu'à lui. Un vent chaud et chantant provoquait dans son âme de guérisseur des ramages garnis de lumières de fête.
Des visions éclatantes provoquaient en lui une peur exquise. Il devenait voyant et la genèse d'un monde plus fort s'accomplissait à l'ombre de ses cils qui cachaient un regard de myosotis nébuleux.
Tout son corps s'enflammait sous le feu du soleil. La joie de vivre jaillit brusquement dans ses veines
A ce moment précis, la main fraîche d'une naïade mystérieuse se posa doucement sur sa poitrine. Il saisit les doigts de l'inconnue peu farouche et tendrement elle allongea son corps sur le sien. Ils ne firent plus qu'un tandis que le bruit de la mer attisait l'ardeur de leur passion charnelle. Le chant des sirènes envahissait l'air qui les entourait. Il était Ulysse et ne résistait pas!
C'était à nouveau le début d'un monde. C'était l'été. L'été indien.......
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