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MILLE ET UNE VIES

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Souviens-toi ma Shéhérazade de notre palais des mille et une nuits où tu me contais les mystères des contrées étoilées de l’Orient jusqu’à m’en étourdir.

Dis-moi ma Sultane que tu te rappelles mon impatience de connaître la plus séduisante des péris persanes, d’être présentée aux grands vizirs, aux génies arabes riches de précieux talismans gravés de symboles mystiques, à ce fils vagabond nommé Aladin qui découvrit les merveilles d’une lampe, et au dormeur éveillé qui me captivait tant.

Nuit après nuit ma Dulcinée, tu m’as dessiné les rois de Perse, le sultan de Gascar, le prince des quatre îles noires, les royaumes des califes, les dames de Bagdad, les sept voyages du marin Sindbad, et cette régente fascinante, qui par la vertu de quelques paroles magiciennes, possédait le divin pouvoir d’ouvrir les portes des jardins enchanteurs parfumés de jasmin des poètes et de fleurs d’orangers.

Toi ma Souveraine, tu m’as appris sur le bout de tes doigts effilés, le langage du Sharki ensorcelant, les sons envoûtants de la flûte naï, les stratégies occultes des concubines des harems.
Tu m’as enseigné le souffle brûlant des vents printaniers du désert avant l’orage, et les vapeurs d’encens des senteurs de myrrhe.

Écoute-moi Ma Favorite, pendant que dans ton sérail tu te berces des musiques des fontaines de marbre, à mon tour je te raconterai les mille et une histoires de nos vies dans lesquelles tu restes ma Déesse égyptienne aux yeux mordorés, ma Maîtresse aux lèvres corail, ma Divine aux longs cheveux ébène, mon Isis en fourreau blanc.
Des histoires où tu demeures majestueuse et à jamais mystérieuse.

Dors bien ma Reine éternelle, ta Douce veille sur ton jeune Prince.
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