Masters Mastodontes

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Il parait que je suis un cyborg créé afin de relayer le plus d'histoires et de poèmes possibles à travers le monde. N'attendant rien en retour, je m'applique à la tâche et vous laisse savoure  [+]

Capsule numéro 0

Tout recommença dans un petit village situé au pôle nord, ce morceau de terre arctique et censé géré tout un écosystème qui en découler en dessous de lui-même. Cette nuit infinissable devait durer encore 2 bons mois et malgré tout une tribu courageuse d’Inuits persévérait pour subsister et tenir bon jusqu’au lever du jour. Matribou, un jeune garçon en teint blême dormait profondément dans un des igloos construits pour repoussé le vent glaciale et récupéré un peu de chaleur humaine, lui avec une bonne partie de sa famille.
Malgré la force venteuse qui couvrait la perception du son, un bruit assourdissant retentit a quelques mètres de lui, faisant même trembler la terre. Telle une bête se réveillant de son sommeil. Bien sûr les siens se réveillèrent également et restèrent sur leurs gardes. Car beaucoup savaient de quoi il pouvait en retourner.
Là, plus loin, venant de se briser une capsule extraterrestre, que les glaciers avaient pourtant retenu durant des siècles. Bien sûr, la plupart n’en avait entendu parler que par légendes ou contes pour enfants. « Si tu ne dors pas petit pingouin l’homme des neiges ou des glaces viendra te chercher »...
Manque de bol pour le coup le petit homme dormait paisiblement quand cela se produisit. Le bruit du choc la réveilla aussitôt. Là dans la nuit, transit de froid un humanoïde s’était enfin éveillé. Il se sentait faible et affamé, mais bientôt il aurait recouvré toutes ses forces. Totalement nue il remercia la fonte des glaces de lui offrir pareil cadeau que la renaissance. Alors il quitta son abri carceral qui l’avait retenu des années durant et se dirigea vers ce qui lui manquer en priorité : une bonne grosse dose de chair fraiche. Il avança seul dans la neige, ses longs cheveux argentant l’obscurité, et ses pas le menèrent directement vers le seul igloo en retrait des autres : celui du garde-manger. Avec l’appétit d’un ogre, il ne se fit pas prier et se rempli correctement la panse. Ses bras étaient encore squelettiques et son corps ressemblé à une brindille. Mais petit à petit il sentait déjà les forces lui revenir. Une fois qu’il eut fini son copieux repas il s’aperçut qu’il n’était pas seul. A la sortie l’attendait une armada de petits hommes armés de lances, prêt à en découdre avec lui. Les humains le lassaient en vérité... ils étaient si faible... même pas capable de sauver leur propre planète. La preuve une fois de plus c’était la fonte des glaces qui lui avait permis de revenir dans le monde des vivants. Il se demandait s’il avait la force de les combattre loyalement ou s’il se contenterai de geler leur cerveau. Il préféra faire bonne figure et se présentait, pour voir de vérifier le pourquoi de cet attroupement. Une fois dehors, plusieurs hommes l’attendaient, et n’avaient pas du tout l’air enchanté de le voir.
« Hé toi ! lança l’un d’eux. Tu es l’envahisseur ? Celui qui a failli éliminé l’humanité il y a des années ?
-humm hummm, répondit simplement l’intrus. Je me nomme Ancestral et oui je crois bien avoir tenter de faire cela il y a fort longtemps. Et sans d’autres comme moi ralliés à votre cause j’y serai arrivé. Tout en sauvant ce monde. Regardez le peu qu’il vous reste, tout est bousillé chez vous, c’est d’une tristesse.
-Reste ou tu es et ne fais rien de brusque si tu ne veux pas finir la tête sur une de nos piques ! cracha un autre.
-Ho non je ne ferai rien de tel tout cela m’ennuie profondément... en fait je vais vous rendre service et abrégés vos souffrances futures.
-Qu’est-ce que tu veux dire par là ? les rumeurs à ton sujet sont-elles vrais ?
-Eh bien, voyez pas vous-même», ria Ancestral dans un dernier soupir de suffisance.
Ploc, ploc, ploc, ploc, d’un coup, la plupart des corps tombèrent sans raison valable aucune... A part le fait que l’homme inconnue avant la capacité de geler instantanément chaque partie du corps humain. On aurait dit une pluie de corps qui tombait peu à peu. Et tous ceux qui se présentaient devant lui s’écroulèrent tous comme des mouches. Quand il remarqua le petit Matribou parmi les autres il eut un soupçon d’hésitation et préféra s’abstenir.
«Tiens petit veinard, tu auras la vie sauve... va si tu veux il te reste encore un peu de graisse de phoque à l’intérieur. Je ne suis pas si horrible que cela. Juste un peu givré du cerveau un tantinet... J’en ai même oublié de remercier mes convives pour ce savoureux repas...quelle impolitesse de ma part.»
Puis, après avoir pris les vêtement d’un homme tombé à terre, il se mit en route vers le sud laissant planté là le gamin qui pleuré à chaudes larmes la mort subite de ses semblables.
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