Marathon musical

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Les mots me parlent, ils se lient, s'envolent et se transmettent  [+]

Image de Printemps 2018
Envie d’ailleurs – besoin d’espace. Langoureusement se laisser porter par les vagues. Le soleil caresse les corps nus. Rêver et partir loin – là-bas – le miel coule – les femmes fleurs dansent. Etat de béatitude.

Sonorité d’îles – invitation. La jeunesse éclatante – les peaux luisantes – les doigts qui tambourinent à l’appel de la danse – à l’offrande – la communauté soudée comme un seul arbre – ses racines profondes – les branches qui s’élancent vers le ciel. Tous – rassemblés autour du tronc – solides et fiers.

Le voyage comme la fumée en un nuage opaque s’élève et plane parmi les étoiles. Rideau de cheveux qui obscurcissent le regard. L’âme est en somnolence – zombie qui se désolidarise du corps, qui chute – se ratatine – en soubresauts et se meurt – lovée au coin du feu.

L’aurore suit l’absence – la flamme danse. Le zombie désarticulé se fond dans le ciel gris. Un amoncellement de cumulus épais – menaçants – s’élancent sur nous et nous absorbent. Le gris – partout – et le chant entêtant comme un mantra, une obsession.

Soudain un cri, puis le ciel se déchire – le bleu inonde. C’est une douce torpeur. Les insectes frétillent – la flamme danse – des hordes d’enfants semblent prendre possession de l’espace, allégresse fraternelle. Une note d’espoir.

La musique nous prend dans ses bras, nous berce, nous réconforte. Les cauchemars se diluent, ne sont que souvenirs fugaces et inexistants. Le sein maternel apaisant – rassasiant – sentiment de sécurité. L’âme plane encore, elle est joyeuse et se fait accueillante. Un rayonnement de bien-être et de satisfaction. Espérance d’éternité.

Plaintes et louanges. Le Carmina burana des indiens d’Amérique en un son de communauté monte comme une prière. Voyage initiatique – plongée dans les entrailles de nos corps maladroits. Le chamane nous montre la voie – poussière d’étoiles – potion létales. Des pincées de poudres magiques crépitent dans les flammes. Les nuages se disloquent – rapides. Nous – ou un vol d’aigle, regard transperçant – puis il file par-delà les monts. Danse des hommes – danse des flammes. Les yeux aveugles dansent dans les orbites.
Puis le calme revient. Le voyage fut épuisant. Envie d’ailleurs – envie de repos. Le monde est multiple -l’âme tourmentée. La solitude parmi la multitude. Angoisse. Se prendre dans les bras et encore rêver.

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