Make New-York Green Again

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L’aéroport était vide, Jonas venait d'atterrir du seul vol pour New-York de la journée.
Cela faisait maintenant cinq ans qu’il avait quitté la ville afin de poursuivre ses études en Europe. L’association de scientifiques et de biologistes dont il faisait partie, Science For Good, était sollicitée par la maire de la ville pour un projet d’urbanisme de la plus haute importance visant à faire revivre New-York.
Jonas savait que sa ville natale était en piteuse état ces dernières années, mais ce n’est que lorsque qu’il la vit de ses propres yeux qu’il comprit réellement l’ampleur du problème. New-York était méconnaissable, toute trace de nature s’était volatilisée, les arbres, les fleurs ou même le gazon étaient desséchés ou avaient tout simplement disparus.
Même Central Park, le poumon de la ville semblait carbonisé, laissant l’impression que la ville était figée dans un automne éternel. Le tourisme de l’une des villes les plus adulées du monde autrefois était devenu inexistant, et sa popularité ne cessait de chuter.
Loin semblait le temps ou la foule piétinaient le sol de Times Square, pour qui les écrans ne s'allumaient plus que pour quelques joggeurs et promeneurs du dimanche, qui l’air morose, portaient des masques à oxygène car sans les arbres, l’air n’était plus respirable.
Les milliardaires qui n’étaient pas attachés à la ville, l’avait déjà quitté dès le début des événement lui préférant le soleil de la Californie ou bien la ville des lumières.
Ce qui fit chuter considérablement l'économie, sans que le président ne s’en soucis.
La maire désemparée devant le déclin de sa ville, décida de créer le mouvement Make New-York Green Again, réunissant ainsi, toutes les associations scientifiques et écologistes de l’état et de jeunes biologistes prometteurs tel que Jonas. Le but étant de trouver la solution qui permettra à New-York de redevenir verte de manière durable.
Le temps pressait, Jonas devait rester au laboratoire avec ses collègues jour et nuit. Alors que les associations sélectionnées se livraient à une course effrénée pour savoir qui aurait l’honneur et connaîtrait la gloire d’avoir sauvé la ville qui ne dort jamais, le laboratoire de Jonas trouva enfin une solution prometteuse. Après de nombreux test réussis le laboratoire eut finalement l’autorisation d’essayer en ville. Les résultats furent presques instantanés, on dispersa alors la solution dans les parcs et en deux minutes à peine, ils devenaient plus vert qu’il ne l’avaient jamais été. La ville était redevenu comme avant, Central Park avait retrouvé ses joggeurs et la High Line ses promeneurs. L’air redevenait respirable et les habitants commencèrent lentement à ranger leurs masques à oxygène et les touristes devenaient de plus en plus nombreux.
New-York respirait enfin, la ville qui autrefois avait des airs de fin du monde redevenait celle qu'elle fut autrefois. On n’en oubliait presque l’état de la ville il y a quelques jours à peine. Mais au bout de quelques semaines, l’euphorie laissa place à l'inquiétude. Les plantes ne semblait jamais s'arrêter de pousser, et surtout impossible à couper. Au début, on s’extasiait devant la beauté et la résistance de ces plantes géantes,
mais très vite, l’euphorie laissa place à l’inquiétude. Les plantes ne semblait jamais s'arrêter de pousser et était tout simplement impossible à couper. Des espèces de lianes très épaisse sortaient par centaine du sol, bloquant les routes le métro et de nombreuses portes. Dès qu’on essayait de les couper, elles poussaient plus épaisse, inquiétant de plus en plus les New-Yorkais. On essaya même de les brûler, sans succès. Malgré les nombreuses requêtes des habitants, qui voyaient ces lianes s'approcher dangereusement de leur habitat, la maire ferma d’abord les yeux, trop euphorique de voir sa ville redevenir verte et active. Mais elles atteignirent rapidement les appartement, brisant les fenêtres et provoquant l’effondrement des immeubles les plus fragiles. La nature semblait se réveiller d'un long sommeil déterminée à tout détruire sur son passage. Et le laboratoire de Jonas ne faisait pas exception à la règle, les membres de l’association étaient passés de héros nationaux à ennemi public. Malgré les menaces, ils décidèrent de rester au laboratoire afin de stopper la progression de la nature. Mais ils furent vite arrêter, les lianes avaient détruit la centrale électrique, plongeant la ville dans l’obscurité totale. Les quelques habitants restant restaient enfermés chez eux, leurs murs tremblaient et la poussière tombait du plafond et leurs immeubles menaçaient de s’écrouler toutes les secondes. A l’extérieur, le spectacle était d’autant plus désolant, la ville avait des airs de fin du monde on courrait, pleurait, priait et on essayait de s’éloigner des immeubles dont les plantes détruisaient chaque pierre, se glissant dans chaque recoin de la ville écrasant les voiture, ne laissant aucune répit à ceux qui n'avaient pu s’enfuir plus tôt. Bientôt, il ne resterait plus rien de la ville qui ne dort jamais, seulement des ruines et des plantes. La nature prenait la place de l’homme, jusqu’à faire disparaître toute trace de lui dans la ville qui devenait peu à peu une forêt.
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