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Maître des masques.

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Caroline Kipik

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C’est une colère sans en être une.
Car je sais que finalement la colère ne fait de mal qu’à ceux qui l’éprouvent et non à ceux qui la provoquent.
Pendant que chacun de mes gestes est précis et méthodique j’essaye de comprendre pourquoi...
Tu m’as donner des éléments de réponses qui ne justifient pas réellement cette nouvelle situation.
Nous avons toujours été dans cette situation sans issues, Toujours été dans une impasse... Prendre une décision dans notre cas aurait en effet été destructeur pour d’autres, et sûrement pour une partie de nous-mêmes.
Nous avions toujours fais le choix de continuer parce que nous nous aimions, et que c’était une évidence.
Pour moi, cette parenthèse étrange de cinquante quatre jour dans ma vie m’a fait comprendre l’urgence de vivre, de ne plus m’embarasser avec des « peut être » avec des faux semblant...
Je ne sais pas ce qu’il en es pour toi.
Peut-être la même chose...
Si c’est le cas alors tu as longtemps menti.
A moi de m’y faire.
Tu m’as dis un jour que j’étais imbuvable...
Ça m’avais mis K.o.
En rentrant ce soir là chez moi, beaucoup de phrases me revinrent en pleine face... pas les tiennes non. Mais les phrases qu’on à pu me dire il y a longtemps et qui ont exercer sur moi une forme de violence lente, destructrice.
Des phrases, des mots qu’on dis pour faire mal, qu’on utilise pour blesser.
« L’image que tu renvois de toi est affreuse »
Tu avais besoin de m’abimer à ce moment? De me faire mal?
Les deux personnes qui ont user de cette arme sont des hommes qui sont aujourd’hui derrière moi.
On s’est fais du mal...
Moi en sabotant notre relation. C’est vrai...
Mais dès le départ l’année dernière, je savais que je ne serai pas la cause de ta chute... que tu ne deviendrais pas « un fantôme » par ma faute. Je t’aimais trop pour ça...
Toi, en me faisant croire que nous pouvions être deux, être trois...
En me faisant croire que tu m’aimais.

Aujourd’hui je ne souhaite qu’une seule chose...
C’est mon vœu.
C’est rester loyale à l’homme que j’aime.
A l’homme que mon cœur a choisi.

Maître des masques...
Je sais que tu manies cet art avec brio,
Mais je sais aussi combien ça te coûte...
Était-ce bien toi l’autre jour?
Si oui, ton masque ne t’allais pas.

Qu’attendais- tu de moi?
Que je te saute au cou?
Que je te respire?
Que je pose mes lèvres sur les tiennes?
Que je mette ma main dans ton pantalon?

Mais Maître...
Les derniers mots que tu as dis à une femme qui t’aimais étaient:
« Fini.oublie. ».
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