Ma passion du cornichon

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Délivrée de maux, enivrée de mots, je vibre  [+]

C’est vrai que nous avons partagé ce pot de cornichons ensemble !
Oui, je dois dire que c’est rare, mais cela me ressemble tellement.
Le cornichon est un condiment de partage, non ?
Il est toujours présent pour un bon repas. Les Russes le savourent à chaque vodka.
Les Russes enceintes le désirent ardemment contrairement à vos fraises françaises.
Le cornichon c’est toute ma vie, je n’envisage pas mon avenir sans !
Alors chacun y va du sien : l’un plonge directement ses doigts dans le bocal, un autre tire délicatement la tige pour ne pas laisser s’échapper le divin, quand d’autres utiliseront leurs ongles pour y attraper les petites queues.
En revanche, lorsque l’on s’attaque aux cornichons malossol, pas le choix, les ustensiles sont de sortie.
Partager un bocal à deux à quelque chose d’intime.
Teintés de sourire et d’érotisme, ces moments-là sont à privilégier. Si un troisième s’en mêle, ma main va très vite le gronder... un brin autoritaire ? Encore une histoire de famille.
On ne lui résiste que trop peu malgré son goût acide.
À peine dans la bouche qu’on se sert déjà d’un deuxième... J’avoue ne pas m’opposer à manger les petits oignons, pour ne pas rester sur une amertume.
Le malossol a une expérience tout autre. Il ne se dévore pas d’une traite.
On lui retire d’abord sa branche d’aneth, qui ne veut se séparer de lui.
Croquant quand on y met les dents, il devient tendre lorsqu’elles s’enfoncent dans la chair, jusqu’à obtenir ce léger jus vinaigré à l’arrachage du morceau.
Tellement délicat que l’on en redemande... Ouf ! Il est suffisamment gros pour le savourer.
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