Ma force de tous les instants

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J'ai 11 ans et débute dans l'écriture! Vos conseils sont les bienvenus! En espérant que vous prendrez plaisir à découvrir mon univers... Je souhaite remercier mon frère T.L .car c'est grâce à  [+]

Image de 2015
Sur mon canapé lit, dans ma chambre bleu ciel, je m'évadais. Moi, Maelys, âgée de seize ans à peine, rêvais de podium, de défilés et d'applaudissements. La mode m'apparaissait comme un monde paradisiaque où tous mes souhaits semblaient possibles.
Tout allait bien lorsque je me rendis chez mon médecin. Elle a observé la même routine habituelle. Je mesurais exactement 1,80 mètres pour 60 kilogrammes. Je me trouvais donc dans les normes mais cela ne me convenait pas. « Je suis bien trop grosse pour devenir mannequin », songeai-je. Après un bref au revoir, je rentrai chez moi et plongeai la tête dans mon oreiller en éclatant en sanglots : mon rêve était brisé, ma vision de ma photo sur les magazines, sur les affiches publicitaires, s'effondrait.
Au bout d'une heure, je commençais à arrêter de pleurer. Ma mère m'appelait du bas des escaliers et je compris qu'il était temps de passer à table. Je me suis vite mise en pyjama, ai fermé les volets et ai fait semblant de dormir.
Une trentaine de minutes s'écoulèrent quand ma mère surgit dans ma chambre. Elle murmura alors « Oh qu'elle est mignonne, je vais la laisser dormir », puis ferma la porte.
Une fois venu lendemain, je me sentais en pleine forme, descendis l'escalier et vit mon père qui m'invita à venir prendre le petit déjeuner. Je lui répondis toutefois que je ferai celui-ci avec des amies. Il hocha la tête ce qui signifiait son approbation.
Cependant, il était difficile de tenir sans manger, mais il fallait que je le fasse ! Et mentir à mes parents m'était insupportable, je n'osais plus les regarder dans les yeux.
De jours en jours, la situation s'aggravait sans que je ne m'en rende compte, me passer de nourriture était devenu une habitude. Chaque journée était un calvaire et m'enfonçait plus profondément encore dans ce cercle vicieux.
Ainsi, après chaque repas je me pesais, c'était désormais une obsession ! Mes vêtements formaient un voile masquant ma maigreur. Je me sentais morte.
Lorsqu'un jour au lycée, je commençai à être pâle, à avoir les jambes qui tremblent, puis je m'écroulai par terre.
Deux nuits plus tard, j'ouvris enfin les yeux, mes parents se trouvaient à ma droite. J'étais dans un lit en blouse blanche et c'est exactement là que je compris ce qu'il s'était produit.
Six ans après, j'ai abandonné l'idée du mannequinat. Je suis maintenant kinésithérapeute et mère de trois enfants qui illuminent ma vie à merveille. Mes parents ont eu les explications que je leur devais et cette faiblesse du passé est aujourd'hui une force de tous les instants.

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