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Los Palmitos

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Blue

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Le petit palmier se sentait tout seul dans l’immensité presque saharienne de Parque Holandes à Fuertenventura.
Il ne se souvenait plus comment il était arrivé ici. Il savait qu’il était petit, un petit palmier, parce que, très au loin, il en apercevait de plus grands... très espacés entre eux, au milieu de très grandes et très belles dunes, magnifiquement blanches ; sur lesquelles le vent dessinait des vagues, douces et sèches.
Parfois, une petite chèvre (el cabrito ?) s’égarait et venir lui lécher une feuille. La dernière était toute petite et peinait à se mettre sur deux pattes pour, avec sa langue, toucher ses verdoyantes palmes.
Elle l’avait fixé longtemps avant d’oser poser une délicate patte sur son tronc. Un long moment après, elle en posa une seconde. Elle sembla hésiter et tout doucement, en mis une troisième, tout en étirant son petit corps. La quatrième suivit, ainsi qu’un bout de langue impatient.
Elle était si câline et si douce, cette petite chèvre, qui avait si soif...
Quand elle partit, il chercha longtemps les sensations de ses mouvements si doux et la léchouille de sa minuscule langue.
Le vent lui mélangea les palmes, d’abord tranquillement, puis, il tournoya tellement vite, qu’il emmêla ses « branches ».
Le sable s’engouffra dans tous les interstices du petit palmier, stoïque.
Hors du temps, une mouette se posa sur sa plus grande palme, les ailes voletant au gré du vent, sans s’envoler.
Au loin, une autre mouette s’approchait, se laissant voguer dans les courants ascendants.
Le plus grand rêve de ce palmier aurait été de pouvoir suivre le vent, se sentir porté par la nature, et voir l’étendue du monde.
Ici, seul dans son petit désert personnel, il apprenait la patience...
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