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L'infarctus de l'ombrilique

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Robert Dorazi

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LAURÉAT
Sélection Jury

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Pourquoi on a aimé ?

Madame Balançoire a perdu son ombre. C’est le point de départ d’un conte poétique, doux, particulièrement touchant à travers un monde ...

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Cette histoire est l'histoire vraie de madame Balançoire, une femme unique avec une ombre à son image, douce et rieuse, qui l'avait accompagnée pendant presque quatre-vingt-trois ans depuis une ville du sud de l'Italie – baignée par son soleil exubérant – jusqu'à l'est de la France et son soleil un peu plus timide.
Puis un jour c'est arrivé. C'est ce qu'on appelle un infarctus de l'ombrilique.
C'est un arrachement. Ça signifie qu'un matin de printemps, au mois de mai, le soleil d'habitude discret a brillé tellement fort qu'en plus de faire fuir l'obscurité autour de madame Balançoire, il lui a arraché son ombre !
C'est ça un infarctus de l'ombrilique.
Même si certains disent qu'on ne sent rien sur l'instant parce que c'est trop rapide, quelque chose de très précieux s'en est tout de même allé. On ne s'en rend compte que lorsque le soleil revient et qu'il nous traverse sans s'arrêter. On devient invisible et on comprend alors vraiment à quoi servait notre ombre. Elle servait à dire à tout le monde qu'on était toujours avec eux, à leur indiquer où regarder.
Croyant qu'elle pouvait encore guérir, madame Balançoire est allée voir monsieur Lechat, le spécialiste des ombres. Il y a toujours un monsieur Lechat dans les cas d'infarctus de l'ombrilique. On pourrait croire que c'est un faux nom, un pseudonyme comme ceux qui apparaissent en bas des lettres anonymes ou sur la couverture des romans osés.
Mais madame Balançoire ne savait rien de tout ça car elle n'avait jamais appris à écrire ou à lire. Elle n'était jamais allée à l'école. Ne croyez pas qu'elle en avait honte ou que ça l'empêchait de cuisiner des bons petits plats aux noms étranges car ce serait mal la connaître ! Ça ne l'empêcha pas non plus de retrouver monsieur Lechat alors même qu'elle ne le connaissait pas, n'ayant jamais croisé son chemin, ni en France, ni en Italie, ni ailleurs.
C'est parce qu'il habitait à la frontière de tout, derrière une porte avec un joli chat dessiné dessus. Monsieur Lechat avait tout prévu pour que ceux qui ne savaient ni lire ni écrire le retrouvent facilement à cette frontière de tout.
Curieusement, la maison accrochée à cette porte était beaucoup plus petite à l'intérieur qu'à l'extérieur. C'était à peine assez grand pour un monsieur Lechat, un oiseau dans sa cage, une horloge arrêtée et un invité. Aujourd'hui l'invitée s'appelait madame Balançoire.
― Vous êtes monsieur Lechat ?
Elle était restée debout parce qu'il n'y avait pas de chaise.
― C'est une question ?
― Oui.
― Alors oui, répondit monsieur Lechat.
Il n'était ni un homme ordinaire, ni un homme extraordinaire et ne ressemblait pas non plus à un chat. Le seul détail intrigant à son sujet était ces deux petites chaînes attachées à ses chevilles et qui trainaient par-terre. D'ailleurs l'horloge aussi portait une chaîne, ainsi que l'oiseau dans la cage et la cage elle-même. Comme la pièce était éclairée, madame Balançoire fut triste de constater qu'elle était la seule à avoir perdu son ombre.
― Ce n'est pas trop gênant ? demanda-t-elle en pointant du doigt les chaînes aux chevilles de son hôte.
― C'est très gênant au contraire ! répondit monsieur Lechat. Et puis c'est douloureux.
― Alors pourquoi continuer à les porter ?
Monsieur Lechat s'attendait à cette question parce que c'était une question somme toute logique. Et aussi parce qu'on la lui avait posée plusieurs fois déjà.
― Je pourrais les enlever ou les couper avec une belle scie bien aiguisée, mais alors, un jour peut-être me réveillerais-je juste pour constater que j'avais fait moi aussi un infarctus de l'ombrilique.
― C'est pourtant vrai, s'exclama madame Balançoire. Vous avez enchaîné votre ombre. Ah, si seulement j'avais eu cette idée ! C'est tellement simple. Pourquoi n'y ai-je pas pensé ?
Monsieur Lechat ne répondit pas, mais n'en pensait pas moins. Et surtout il n'était pas certain que ça fonctionne vraiment.
― Bah ! Parlons plutôt de vous.
― Il n'y a pas grand-chose à dire. Comme vous pouvez le voir, j'ai perdu mon ombre et j'aimerais la retrouver. Ce n'est pas que j'y prêtais une attention particulière. On peut même dire que je n'y faisais pas attention du tout. Elle me suivait partout, parfois elle me précédait, sans jamais se plaindre. Mon ombre était tellement légère que je l'ai transportée sans m'en rendre compte. Pourtant, aujourd'hui qu'elle n'est plus là, je jurerais que je suis plus lourde qu'hier.
Monsieur Lechat écoutait avec attention, les doigts croisés sur sa poitrine.
― Je vais vous aider, dit-il, parce que j'ai beaucoup de temps libre.
Il pointa l'horloge arrêtée.
― Oh, merci ! Est-ce que ce sera long ?
Monsieur Lechat haussa un peu les épaules pour dire qu'il ne savait pas, ou bien parce que ça le démangeait.
― Comment faire ? demanda encore madame Balançoire. Et où chercher ?
― En tous cas, pas ici. Vous avez une moto ? demanda monsieur Lechat.
― Une moto ? Non, pourquoi ?
― Pour rien. J'aime conduire les motos. Vous avez un vélo ?
― Non plus, non, répondit madame Balançoire.
― Alors tant pis, vous devrez marcher.
― Mais où ? Je ne peux quand même pas marcher au hasard.
L'oiseau dans la cage répondit à cette question essentielle, et monsieur Lechat traduisit pour madame Balançoire qui ne comprenait pas encore le langage des oiseaux.
― Madame Loiseau dit que marcher au hasard ne sert à rien sauf si c'est là qu'on veut aller. Oui je sais, on dirait que madame Loiseau se moque, mais elle a raison quand même. Elle dit aussi que votre ombre est rentrée chez elle. C'est là que vous devez aller.
― Chez elle ? s'étonna madame Balançoire. Vous voulez dire chez moi ? Mais c'est de là que je viens et mon ombre n'y est plus.
Madame Loiseau répéta sa réponse depuis sa cage.
― Elle voulait dire chez vous, traduisit monsieur Lechat.
― Oui, mais comme je viens de le dire...
― Quand madame Loiseau dit chez vous, elle ne veut pas dire chez vous, mais chez vous. Vous comprenez ? Elle ne parle pas d'une petite maison avec un jardin entouré de quilles en ciment et un cerisier planté au milieu, où vous auriez emménagé en 1970. Non, elle veut dire chez vous.
Madame Balançoire réfléchit beaucoup. Elle pensa un instant que l'oiseau parlait de l'Italie, ce pays où elle était venue au monde. Mais marcher jusqu'en Italie... non. C'était sûrement ailleurs. Peut-être à Metz, là où elle avait habité longtemps avec ses parents et sa famille. Mais il n'y avait plus personne là-bas.
― Je donne ma langue au chat, dit-elle.
― Et je vous la rends ! répondit monsieur Lechat immédiatement. Parfois l'endroit d'où on vient n'est pas un lieu géographique. Vous comprenez ?
Comme monsieur Lechat avait posé une main sur son cœur, madame Balançoire crut comprendre. Elle ressortit par la porte qui servait aussi de porte d'entrée, et commença à marcher, un peu plus légère parce désormais elle savait où elle allait. Le chemin était tout tracé.
Elle avait raison, et madame Loiseau aussi. Sans moto et sans vélo elle avança jusqu'à apercevoir trois ombres et seulement deux transporteurs. Le premier était un vieil homme avec une belle moustache toute blanche sous le nez. Il ressemblait vraiment beaucoup à feu monsieur Balançoire. Le second était une femme beaucoup plus jeune avec des cheveux légèrement roux. Elle ressemblait vraiment beaucoup à feu la fille de madame Balançoire. Entre les deux, droite comme un piquet, se tenait l'ombre que le soleil lui avait arrachée. Elle tenait les deux autres par la main, comme si elle était attachée par un lien bien plus costaud qu'une simple chaîne de fer.
― C'est quand même doux de rentrer à la maison, murmura madame Balançoire.
Un peu en retrait, monsieur Lechat observait la scène. Il ne pouvait avancer plus en avant. Pas encore. Il jeta un dernier coup d’œil aux chaînes qu'il s'était lui-même attachées aux chevilles. Elles étaient vraiment lourdes et douloureuses, et ridicules aussi à bien y penser.

PRIX

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Thème

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Hans Le Lorrain · il y a
A la fois drôle et beau, j'ai aimé.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Hans.
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Mikael Poutiers · il y a
Je découvre votre texte. Il est très beau et touchant. L'ombre est une belle image. Merci
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Felix Culpa · il y a
Un magnifique conte, quelle belle balade dans l'imaginaire !!!
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Robert Dorazi · il y a
Merci Felix. Malheureusement ce n'est pas vraiment imaginaire.
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AKM · il y a
Une belle récompense à un travail minutieux ! Respect !
Je vous invite à lire ma nouvelle LES MOTS DU CŒUR et à apporter vos critiques :
« ...- Il m’a embrassé par surprise, je me suis laissée faire comme pour voir jusqu’où il voulait aller, il m’a déshabillé mais avant que le pire ne se produise je me suis sauvée.
Au fur et à mesure qu’elle me décrivait la scène, une peur grandissait en moi, la peur de l’entendre sortir les mots : « J’ai couché avec un autre homme », et à la fin elle laissa bientôt place à des suspicions... »
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/les-mots-du-coeur-1

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Chantal Noel · il y a
Tout en douceur et plein d'humour. N'hésitez pas à venir me découvrir.
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Chateaubriante · il y a
infarctus fatal ; merci monsieur Lechat d'avoir ouvert la porte ; merci madame Loiseau de m'avoir pertinemment montré le chemin
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Robert Dorazi · il y a
Merci Chateaubriante.
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Melinda Schilge · il y a
Truculent, succulent, on en redemande, un style alerte qui cache, enfin pas tout à fait, une émotion, brute, et une chute qui retrouve l'essentiel et donne enfin un univers à cette dame. Un prix bien mérité !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Mélinda.
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Marie-Françoise · il y a
Je vs découvre aujourd’hui avec ce que je qualifierai de joli conte pr enfants, ms tt le monde s’y retrouve au final. Je me suis délecté. Je ne peut mettre hélas qu’un seul j’aime bravo pr votre couronne
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Robert Dorazi · il y a
Merci Marie-Françoise.
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Image de Marie-Françoise
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Fred Panassac · il y a
Bravo Robert pour votre place de lauréat bien méritée !
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Rupello · il y a
Ne pas aimer ce texte serait avoir un problème de coeur. Bravo
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Robert Dorazi · il y a
Merci Rupello.
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Amelia Pacifico · il y a
Un de mes textes coups de coeur lauréat, j'en suis ravie !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Patricia.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Patrick.
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Flore · il y a
Bravo pour ce prix du jury.
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M. Iraje · il y a
Félicitations pour ce beau succès.
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Antoine Finck · il y a
Je découvre avec beaucoup de plaisir votre texte. Félicitations !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Antoine.
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Margueritte C · il y a
Bonsoir. J'avais voté pour vous sans laisser de commentaires et suis ravie que vous ayez été sélectionné !!! Bravo.
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Image de Robert Dorazi
Robert Dorazi · il y a
Merci pour ces félicitations. Je rentre juste d'une promenade avec mon toutou qui n'adore rien de plus que d'aller courir dans les champs après des oiseaux qu'il n'attrapera jamais. Moi je le suis de loin juste pour salir mes chaussures dans la boue.
Comme l'ont compris ceux qui ont lu cette petite histoire, c'est malheureusement une histoire bien vraie écrite sous les allures d'un petit conte. Alors je suis bien heureux de savoir que cet hommage à ma mère, mon père et ma soeur aînée n'est pas passé inaperçu (non, ce n'est pas une chanson de Claude François). Merci à tous de l'avoir lu.

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JACB · il y a
Félicitations Robert!
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Jeanne · il y a
Félicitations Robert pour cette couronne de lauriers, cette recommandation estampillée S. Éditions.
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Keith Simmonds · il y a
Un grand bravo pour ce prix du jury, Robert !
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J.H. Keurk · il y a
Félicitations.
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Hamza DIB · il y a
mes votes et bonne chance
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Ginette Vijaya · il y a
Bonne chance et bonne finale , Robert .
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Robert Dorazi · il y a
Merci Ginette.
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Doria Lescure · il y a
Il se dégage une ambiance onirique dans ce récit très original et plein de poésie. Les personnages sont denses et portent cette histoire dans une tonalité philosophique très bien rendue. Cher Robert, voici mes voix.
Je me suis également essayée à cet exercice avec mon récit "Sur le mur d'en face" et vous invite sur mes lignes.

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Randolph · il y a
Beaucoup de vérités dans cette histoire vraie !! Bravo !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Randolph.
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Virgo34 · il y a
Je re. Bonne chance.
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Jo Kummer · il y a
Je-revote pour votre texte, je suis content qu'il ait été choisit: bonne chance!
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Guy Pavailler · il y a
On a déjà dit beaucoup de chose sur votre texte, alors, juste mes voix, et bonne chance pour la suite.
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Odile Duchamp Labbé · il y a
Je ne peux que me joindre au concert : c'est vraiment délicieux
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Amelia Pacifico · il y a
Alors, je ne sais pas si c'est fait exprès, mais je viens de lire un conte philosophique d'un autre monde. L'absurdité du début a laissé sa place à un doux rêve, car il serait tellement merveilleux de passer de l'autre côté de cette manière ! Bravo pour ce joli texte.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Amélia.
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JACB · il y a
C'est délicieusement absurde et humoristique; avez-vous d'autres petites chaînes pour que j'y accroche ***** Robert ?
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Image de Robert Dorazi
Robert Dorazi · il y a
Merci Jacb. Malheureusement ces chaînes ne sont guère accessibles.
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Paul Thery · il y a
Joli texte qui flirte avec le conte pour enfants mais qui convient à tous au final.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Paul. J'aimerais que ce soit un conte pour enfants, et dans un sens c'en est un.
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BonnyBanana · il y a
Un texte ponctué d'humour. Je ne donne pas ma langue mais mes voix au chat ! Bonne chance
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Robert Dorazi · il y a
Merci BonnyBanana.
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Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Des noms de chats et d’oiseaux, un petit souffle de folie et beaucoup de poésie, bravo pour cet Imaginarius original et ciselé. Mes voix ! *****
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M. Iraje · il y a
Entre surréalisme et poésie, mon coeur balance ... !
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Image de Robert Dorazi
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Luce des prés · il y a
Je découvre et j'aime beaucoup. Bonne chance !
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Jenny Guillaume · il y a
Un très bel univers, j'ai relu plusieurs fois juste pour le plaisir :) bonne chance !
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Isabelle Day · il y a
J’aime beaucoup la poésie de votre histoire, je vous souhaite bonne chance :-)
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Robert Dorazi · il y a
Merci Isabelle
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette Finale, Robert ! Mes votes ! Une invitation à découvrir
“Sombraville” qui est aussi en Finale ! Merci d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/sombraville

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Patrick Peronne · il y a
L'Italie, Metz… c'est une partie de ma vie. Bravo pour ce très bon TTC et sa place méritée en finale. Mon soutien. PS: une mention spéciale pour le titre.
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Robert Dorazi · il y a
Mecri Patrick. Mes grands-parents avec leurs enfants (dont ma mère) ont fait ce voyage il y a bien longtemps maintenant. Le temps passe et les souvenirs restent, parfois bien douloureux.
Pour le titre, malheureusement je n'ai pas eu à chercher bien loin.

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Néo Ecaner · il y a
Heureux de vous voir en finale
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Robert Dorazi · il y a
Merci NéoEcaner. C'était une surprise étant donné le classement de ce texte avant la finale :)
Mais c'est un jeu, et il faut le prendre comme ça.

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Néo Ecaner · il y a
Vous savez le classement par vote...
voyez Keith ci-dessus, il fait tellement de courbettes qu'il est toujours en tête des votes.
Donnez moi vos voix et je vous dirai combien vous écrivez bien (ou l'inverse).

Un jury même subjectif et discutable vaut bien les votes par cooptation.

Votre place est méritée et votre univers a sa place ici.
Il est beaucoup plus poétique que ce commentaire. Mais bon. Y a des jours...

Bonne chance

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Diamantina Richard · il y a
Félicitations Robert, un de mes coups de cœur parmi tous ces beaux textes, bonne finale !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Diamantina.
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Image de Patricia Burny-Deleau
Image de Robert Dorazi
Robert Dorazi · il y a
Merci Patricia.
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Anne Marie Menras · il y a
Je n'avais pas lu votre TTC qui s'est trouvé noyé dans la masse des oeuvres en lice ! C'est le voyage sans retour d'une femme, pour retrouver son ombre, chez vous, dit Monsieur Lechat. Elle comprend où elle doit se rendre. Et elle retrouve son ombre tenant par la main, son mari et sa fille décédées. C'est un récit très émouvant, où le surnaturel est au service du thème des ombres ! Mes *****voix.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Anne Marie. C'est bien ça. L'homme était mon père, la fille était ma soeur aînée, la dame était ma mère. Je crois que je suis un peu ce monsieur Lechat.
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Aurélien Azam · il y a
J'aime bien l'idée de cet "infarctus de l'ombrilique". Ce récit est bien narré, bien construit, l'écriture est vivante. L'ambiance interpelle : elle est à la fois amusante par son côté "absurde", et en même temps quelques accents plus tristes transparaissent. La toute fin particulièrement renforce cette impression. Intriguant et plaisant.
Bonne finale ! :)

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Robert Dorazi · il y a
Merci Aurélien. C'est malheureusement un texte hommage à ma mère.
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Praxitèle · il y a
Un ton léger pour un sujet grave : l'absence de l'ombre si pesante ^^
Comme un vaudeville, très originale par son approche, Lechat ^^

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Robert Dorazi · il y a
Merci Praxitèle.
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Chantal Sourire · il y a
Bravo et mon vote !
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Robert Dorazi · il y a
Merci Chantal.
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JD Valentine · il y a
Toutes mes voix de nouveau pour votre belle histoire.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Jijinou.
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Zouzou · il y a
Mon soutien , Robert !
En finale aussi...

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Robert Dorazi · il y a
Félicitation Zouzou. Je m'en vais de ce pas vous lire et voter.
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Dolotarasse · il y a
Contente de vous retrouver en finale ! Mes votes à nouveau.
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Robert Dorazi · il y a
Merci une fois encore Dolotarasse. SE vient juste de m'envoyer un mail pour me l'apprendre. C'est une bonne nouvelle. Et bien, bonne chance à tous les finalistes.
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Dolotarasse · il y a
Absolument pas surprise que votre texte soit distingué ! Vous devez penser fort aux vôtres...
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Robert Dorazi · il y a
Merci. Je pense à eux, c'est peu de le dire, oui. Mais j'imagine que c'est une chose universelle.
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Diamantina Richard · il y a
Une belle histoire racontée avec une fausse désinvolture, votre écriture sert à souligner ce que chacun sait au fond de lui avant de mettre des mots dessus.
Chez elle finalement ça ne pouvait être qu'avec eux. J'aime beaucoup

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Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Une œuvre originale et impressionnante, Robert ! Mes voix ! Une invitation à
venir découvrir “Sombraville” qui est également en lice pour le Prix Imaginarius
2018. Merci d’avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/sombraville

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Virgo34 · il y a
Merci d'être venu lire mon conte et merci pour votre point.
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Image de Virgo34
Virgo34 · il y a
Une histoire originale et empreinte de poésie.
Irez-vous visiter ma forêt d'Emeraude ? Je vous y invite.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/larmee-des-ombres

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Néo Ecaner · il y a
Robert, je ne sais pas exactement où votre texte m'a enmené mais c'est un endroit familer et très agréable.
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Reveuse · il y a
Une histoire pleine de poésie qui m'a beaucoup plu. vous avez mes votes et si le cœur vous en dit vous pouvez aller lire mon texte L'ombre de Baptiste en compétition aussi pour le prix Imaginarius. Bonne soirée
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Ginette Vijaya · il y a
Une histoire un brin drôlatique et qui devient mystérieuse et pleine de sens caché à mesure que le texte se développe.
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Dolotarasse · il y a
Moi aussi je l'aime bien votre histoire, elle est originale et écrite finement.
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Image de Robert Dorazi
Robert Dorazi · il y a
Merci Dolotarasse. Elle est surtout malheureusement bien réèlle si on lit entre les lignes.
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Image de Dolotarasse
Dolotarasse · il y a
Vous parlez de la mort de la femme qui rejoint son mari et sa fille... enfin je suppose. Belle soirée à vous.
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Robert Dorazi · il y a
C'est ça. C'était ma mère.
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JD Valentine · il y a
J'aime beaucoup votre histoire qui sort de l'ordinaire. Des passages me font penser à Lewis Carroll et sa fameuse Alice (une impression??). Mes voix Robert.
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Robert Dorazi · il y a
Merci Jijinou. Je n'avais pas en tête Lewis Carroll et Alice en tête quand j'ai écrit cette histoire mais plutôt le souvenir de ma mère partie il y a 5 mois maintenant, mon père disparu 1 an avant elle et ma soeur aînée qui nous a quittés en 2014. C'est vraiment un hommage. Tout ça a formé ce texte aux allures quemque peu Carrolliennes :)
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