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Libres

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Benjamin Papeau

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J’en avais assez d’être là, avec les autres, à attendre. On s’ennuyait ferme. C’était une belle matinée d’avril cependant nous n’osions pas en jouir. Mes compagnons et moi-même étions désorientés : depuis plusieurs jours maintenant, nous semblions comme abandonnés. Un événement dont nous ignorions l’origine avait brisé la monotonie de nos vies réglées à la minute près. Une angoissante quiétude avait succédé au tumulte habituel. Le malaise qui nous habitait se trahissait dans les regards que nous échangions.

C’est alors que nous les aperçûmes, depuis les fenêtres de notre logement, nous interpeller de l’autre côté de la clôture. Soudain, tout s’éclaira, nous nous regardâmes, incrédules. Je poussai la porte. Nous nous approchâmes des véhicules ornés d’une grande étoile blanche. Des soldats nous attendaient pour fuir cet enfer. C’est en lisant pour la dernière fois la devise forgée au dessus du portail que je pris conscience que ce n’est pas le travail qui rend libre mais bien la paix.
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