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Libido Sciendi

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L'Ecclésiaste

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Après notre dernier échange je suis sorti, aussi fumer une dernière clope

J'ai regardé les étoiles, dans cette nuit presque noire.
Le pied droit relevé contre le mur, à mon habitude.
Il faisait légèrement froid.

Me suis couché, crevé quand même de cette journée à ranger
Et j'ai sombré

Tu m'as dit : écris tes rêves... écrire l'insondable, l'impalpable

Alors c'est tout ce que j'ai.

Et je t'ai vu arriver, le regard éclairé
Cela je le percevais, même à distance.

Tu te rapprochais, je sentais un délicat parfum mélangé à une odeur intime...
Et mon désir s'embrasa.
Mais je restais maître.
Noir, sombre, comme mon regard, il parait que le regard est une fenêtre sur notre âme.

J'avais envie de prendre tes mains. Je les ai d'abord, effleurées. Puis j'ai glissé mes phalanges dans ta main. Dans tes mains. Elles étaient douces et si chaudes. J'en tremblais.

Toujours aucun mot. Ce n'est pas notre habitude de parler. Nous si bavard. Ailleurs.
Mais pas ici. Pas toi devant moi et moi devant toi. Silencieux, écoutant nos souffles respectifs...
Aux abois ? presque. Le désir qui monte, la respiration qui s'accélère. Les poumons ventilent plus.
Nos yeux qui brillent. Nos lèvres qui dessinent nos crocs, notre soif que tout s'accélère et en même temps que le Temps s'arrête, juste pour profiter encore et encore de ce pur moment d'hésitation.

La perfection de l'attente. La perfection de sentir nos désirs affleurer, s'effleurer.

J'ai risqué une main sur ton bras, à la naissance de ta manche.
J'ai risqué une main sur ton si doux visage.
J'ai risqué de t'approcher encore plus, toujours plus près.
De toi. De ton regard, dans lequel je sais,
si je me risquais trop à le regarder, je me perdrais corps et âme.
Mais tu le sais. Nul besoin de mots.
Juste un regard.

J'ai rêvé de ce moment. Ailleurs, quand je montais ces gardes interminables, le visage dans un keffieh pour me protéger et de la morsure du soleil et de celle du vent.
J'ai rêvé de cet instant. Un autre jour, un autre lieu. Cela fait si longtemps.

J'ai le souvenir d'un baiser, contre tes lèvres.
J'ai le souvenir de ton souffle chaud, haletant.
J'ai le souvenir de mon coeur qui cogne

J'ai le souvenir d'être là où je ne suis pas.

J'entends le souffle de ta respiration. Juste à côté de moi.

Tu te loves contre moi.
Je caresse, d'abord du bout des doigts, cette étoffe légère qui te recouvre...
Tu frémis...
et continue, du plat de la main, vers le haut de ta cuisse...
Ta respiration change...

Je dessine des arabesques imaginaires, tout droit sorties des contes des 1000 et 1 nuits...
ta main remonte vers mon torse.

Du plat de la main, je soulève cette fine étoffe, pour y trouver la chaleur de ton ventre...
Tiens... tu as vraiment chaud... je remonte, arrive à l'espace entre la fin de ton ventre et tes seins...
J'adore cet espace, jouer dans les creux...

mmmm....

je passe délicatement sur un de tes bourgeons... tu te mets sur le dos... et de toi-même enlèves cette fine étoffe...
je les baise délicatement, les mouille doucement, les tapote avec la langue...

continue mes légers baisers, mes mains juste sur ton ventre et tes côtes...

Marcus...

Nan... ce n'est pas une interdiction, mais une invitation...
Je sens ton corps onduler... ta respiration devenir soutenue...
Je continue ?
Je continue.
Abandonne tes seins, remonte le long de la gorge, mordille tes lobes d'oreille...
Je te caresse, remonte, descends... ma cuisse au milieu des tiennes...

Bouche et langue gourmande sur chaque parcelle de ta peau
Je m'abandonne... Je perds pied... Je me laisse aller...

Je me suis réveillé au petit matin, 5h30 et des poussières, la couette torturée, sens-dessus dessous, et j'ai écrit pour me rappeler...

Il est 9h55... tu viens de prendre connaissance de ce dont je me souviens.
Bisous pour ta journée, il fait un rayon de soleil, je vais aller marcher...
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