Libertés

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écrire pour se vivre encore et encore, pour jouer avec ses miroirs et ses mémoires. Ecrire pour se voir dans l'autre, pour voir l'autre en soi  [+]

Dublin – 17.05.88
Il y a deux sortes de libertés. La liberté paresseuse et la liberté active. Le libertaire paresseux proclame avec un rien de nonchalance : « Voyez comme je suis, il n’y a rien à changer, je prends là où je puis au moment où je puis ». Tout n’est pour lui qu’à peine l’ombre d’un peu de patience avant le moment et l’endroit. Le libertaire paresseux est un baba. Plus tard, il devient un July, gras et lourd, parfaitement réac. Le libertaire actif cherche sa liberté, il la trouve dans ce qu’il y a à changer, en lui d’abord, ailleurs ensuite ; l’obstacle est motif à changement, donc à liberté. Le moment et l’endroit sont toujours à construire. Il déteste les images statiques et s’il s’extasie sur un fleuve qui chemine entre deux magnifiques montagnes, c’est parce qu’il a cherché ce lieu et qu’il est en quelque sorte sa réalisation – sa réelisation.
Plus tard, c’est sûr, le libertaire actif se foutra sur la gueule avec le libertaire paresseux.
Parce qu’il n’y a pas deux sortes de libertés.
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