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l'huître

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Oui, toi Dieu, et tes messes basses, pourquoi as-tu fait l’estran, et moi Humain, j’ôte le h, reprends forme et goût à la vie, un titre de livre dit que « les oiseaux se cachent pour mourir », en ce moment, je parle à un mur, sans lichen, sans fleurs, un mur qui parle, la technologie que j’utilise pour meubler ma quête du sens de la vie, l’infini. Je ne le cherche pas, j’aime ce chiffre huit unanime sur les langues vivantes, nuits, nochers, yachts, nœuds de chaise, godilles et j’en passe. Symbole du 8 dans l’injure mathématique, cette langue mystérieuse sur tous les continents, même celui de plastique qui tue les algues, le plancton, la vie, l’envie. Ici sur cette page, je cause à l’univers, de mes vers, ceux de ma bière, mon trou, ses vers mangeront ma chair, et deviendrait qui sait une fleur ? Je ne sais si les âmes vont à la vitesse V vers un ailleurs, je ne suis pas un corps, pas un corps mort, pour moi une bouée de sauvetage pour accrocher son étoile, un bateau ! L’Atlas ? L’Astrolabe ? La Boussole ?

Beau tableau, le feu crépite, l’enfance me quitte, et le silence ne me fait pas peur, je bois une île noix de coco, du Malibu, je vomis, les autres le font, alors processus d’intégration, comme le langage, je bois, je ne bave pas, mais saute, plonge d’un crapaud, le rocher qui marque l’embouchure de l’aber, il dut m’écorché vif ! Tombé de son nid, je suis là, bien dans mon signe de feu, d’eau, d’air, la Terre, qui se fini, un soleil dans le ciel, parfois flamboyant quand la robe de l’aube s’éteint, détente au coucher du phaéton, le soleil se couche, je me lève ! Inutile de causer de notre révolution, celle de tourner de tourner autour de l’astre un manège, comme un vinyle, digression, un panneau pas de sens interdit m’a marqué plus que les suites de zéro et de un qui forme cette bouteille amère que je jette à la mer, pas même un mercredi, mais un jour de Mars, la rouge, sang, mon sang, à moins de bleue que ma cervelle balade qui chante au ciel éteint les jours de pluie, de brume ou de calvaire, où dans un studio, j’observe les étourneaux étourdis, les moineaux ahuris, et le couple qui copule et roucoulant ce chant, cette ballade d’Amour pour un œuf. Je ne navigue plus avec cette voile lourde qui pliait mon dos qui usée se déchirait avant le crapaud, ce rocher qui surplombe l’entrée d’un aber, il dut, son nom, il a fallu que je tombe au repêchage d’un examen que je ne nomme pas sur la partie géographie, l’Amazonie, je dis au monsieur, ce que j’ai entendu, les arbres et leur synthèse de la photographie nous font respirer, alors que l’océan nous aspire, bateau surchargé qui coule, une pierre, roule, c’est un galet.

Par chez moi, les pierres sont polies, elles ne disent pas bonjour pour autant, elles sont de forme douce, corps, d'une femme, je ne danse pas, je ne pense pas, je ne mange pas, je regarde la nuit, et son toit de lumière d’étoiles filantes, au pays du sel, Guérande. Noirmoutier, un copain d'avant et moi, étions en admiration sur un congrès utile d'étoiles filantes, comme une vielle dame à l'aise au crochet, ses météorites, comètes, ses huit fuitent vers un point noir, un trou noir. Je l'ignore, je ne suis guère scientifique, au moins mon sang est bleu, je n'ai pas de veine comme au Fromveur, ce courant qui file à dix nœuds, parfois quand la Terre, le Soleil et la Lune s'alignent, ne me demandait pas de la précision. Je ne dessine pas, sauf les cardinales, pour placer le danger, là le feu de la nuit ne nuit pas à ma dérive continentale, je vis mes premiers jours d'adultes, je vis, en mode souvenir ma jeunesse qui se libère de quoi, de chaînes, non, je ne dérive pas, je ne suis pas coincé dans une case, une maison en créole.

Dehors je respire, la nuit m'aspire... Que vois-je au fond, vers l'île de mes rêves, derrière le sphinx, cette roche carte postale, si réelle, une pluie d'étoiles, ça ressemble à un bateau qui scintille, je vois la proue, une déesse, une sirène, cette mâture, ses vergues, il ne manque que les voiles. Je dois être fou du haut de mes dix-sept ans, voir un voilier dans le ciel, proche d'Ouessant, entre molène et Ouessant, je ne joue pas ma vie là, je délire, l'Alcool ? Aujourd'hui encore, je l'ignore ! La voie fantôme, la légende du Hollandais volant, je ne connaissais pas, imaginez un petit roi des abers, né Lion, versus Coq en mode chinoise, qui regarde, le ciel, se repose de sa navigation en planche à voile.

Dedans, je joue, et là, les étoiles ne me causent pas du beau temps, et de la pluie, toutes les apprentis marins savent que la météo est une science capricieuse, trop complexe en interaction pour nos dix pour cent, cela c'est pour être président, nuit, sans bruit, et le feu est vaillant. La fille est blonde belle, elle a une étincelle, se lève comme une toile abstraite et traverse, le feu de la grillade, s'allonge auprès de moi et m'embrasse, ivre de joie, ma langue tourne, comme le tourne-disque comme si je connaissais la musique, mais je n'ai pas de voix. L'ivresse doit me délivrer que quelques maux, mais comment parler du chiffre huit, l'infini qui surplombe, comment dire que je ne sais pas pourquoi le caillou Terre dérive dans le ciel, j'admire l'Ours, mais le confonds avec Cassiopée, cherche le cygne, mais tiens la main d'une dame qui me regardait, ce jeune garçon naïf, observant le ciel, habitué à plonger en mode silence. Allez, soyons fou, une injure de plus, la fille sans même lui demandait son prénom m'embrasse, peut-être qu'une étincelle jaillit, trouvant plaisant cette activité, j'oublie les gars qui s'oublient et cries, ma gêne est perceptible, né timide, et observant le ciel, j'ai des désirs d'îles d'être un oiseau aux ailes jaunes, au bec noir, pas le Penn Duick, un monsieur De... Fou de Bassan...


L’aube ne viendra pas cette nuit-là, car idiots, nous sommes partis vers un Portsall, dans une boite de sardines, boire sans soif, dévisager sans fin, nous mesurer et je le dis aujourd’hui nous ne sommes rien, rien que des bouts de chairs, et une mémoire, faites de nuits, je ferme ma gueule de chien, ferme les yeux, chez moi, dans mon studio et je vois quoi : Des étincelles, des points blancs dans ma nuit, et je m’ennuie de ne pas voir des images. Né en note de piano, je ne peux dessiner le grand traîneau de la chaîne de la vie, juste certain d’un truc, d’une chose, c’est né de l’infiniment petit, comme moi, ce petit bonhomme qui vous offre une page de vie. En avez-vous envie ? Je doute. mes mots sont libre.

PRIX

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Gil Braltard · il y a
Bon vent capitaine.
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Jean-François Joubert · il y a
je file voir votre page monsieur
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Lélie de Lancey · il y a
Je suis d'accord, vos mots sont libres et c'est très bon. +****** pour vous :)
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Jean-François Joubert · il y a
je suis fou que par amour de la Nature, des quatre horizons animiste oui, jamais cow-boy toujours indien, mort vivant aussi mais je déraille que sur les trains le reste file en mon pays imaginaire l'absurdie
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Lélie de Lancey · il y a
Amour de la Nature, toujours indienne... Comme vous.
Pour le reste, vous êtes surtout plein d'esprit et je trouve votre réponse très belle. Merci :)

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Jean-François Joubert · il y a
merci
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Dimaria Gbénou · il y a
Mes voix +++. Une visite sur ma page pour lire et possiblement soutenir mes deux textes en compétition me fera plaisir. " Sous le regard du diable ". https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/sous-le-regard-du-diable

https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/malchance

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Virgo34 · il y a
Quelques traits d'humour dans ce texte qui donne à réfléchir.
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Bonheur Mortorde · il y a
Bravo !! Vous avez ma voix !! Merci bien de lire mon texte https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/09-mars-1
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Vol-au-vent · il y a
Ouah ! un JFJ en grande forme. J'ai ri, j'ai pleuré, un esprit superbement entraîné à affronter tous les courants marins, mais combien fragile dès qu'il pose un pied à terre !
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Jean-François Joubert · il y a
et je suis trop souvent à terre... merci de lire entre les lignes
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Miraje · il y a
Avec ce 8 infini qui tient debout jusqu'au bout de la nuit, cette huître est un bijou ☺☺☺
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Jean-François Joubert · il y a
sourire et grand merci
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Jusyfa · il y a
Une perle ! +5.
Julien.
J'ai un TTC en lice du prix éphémère, si cela vous dit... Merci.
Julien.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/pour-un-dernier-sourire

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Jean-François Joubert · il y a
bravo, pour votre texte, une vrai huître
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Jean-françois Joubert · il y a
je mange et lis votre texte, un grand sourire
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Jo Kummer · il y a
Bravo Jean-François!
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Jean-françois Joubert · il y a
merciiii
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JACB · il y a
Oui...vos mots sont libreS Jean François...mais je cours apès eux ! à vous lire (vous voyez je suis venue...) j'ai le mal de mer ! Je crois que je vais rester bigorneau scotché sur mon rocher. Ne m'en voulez pas !
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Jean-françois Joubert · il y a
je ne vous en veut pas un bernique je regarde et ne mange pas
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