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Lettre d'un soir d'été

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Sauvien

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C'était le soir d'un été où tu n'étais pas là. Il fallait bien vivre, être présent. Sans toi, le monde n'était certes plus le même, mais il avait le mérite d'exister encore.
Devant l'église, en me baladant, j'ai prié pour toi.

A l'ombre de la nuit, j'ai cru en l'espoir que tu recevrais mes mots.

Que fais-tu maintenant ?
Moi, je suis dans ce monde et j'y ennuie. Poliment, je passe pour heureux.
Le bonheur des hommes ne supporte pas de voir le malheur des autres. Tu salueras bien ceux qui sont avec toi, eux que j'aime, que tu aimes. L'amour est essentiel. La chose est aujourd'hui bradée.
Peut-on espérer plus de joie pour nos valeurs, nos espérances ?
Rien n'est moins sûr.
Je t'aimais et tu me l'as rendu. Notre amour est éternel. Le temps sublime ce que nous nous adressions comme beaux sentiments.
Je ne regrette pas les moments passés. Je m'en souviens juste. Parfois j'en pleure. Et puis, très vite, j'en souris. Voilà la force qui nous unit, sans le dire. Sans que rien ici ne se voie, subjonctif.
Par la pensée, la simple évocation, je te crois encore parmi nous - avec moi.
Sur ce monde en tous les cas, je n'ai plus d'illusions.
Et finalement, notre amour a grandi avec le temps. Certes, le silence a remplacé ta présence. Mais peu importe. Ton message est là. Je t'aime.
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