Lettre à un ami

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Mon cher ami Olivier,

Toi l’étudiant ivoirien qui a connu l’avant et après gouvernance Outtara. Toi qui ne rêve que d’une chose : venir en France pour quitter ta misère. Tu m’as souvent expliquée que la vie pour un étudiant ivoirien n’avait plus rien à voir depuis 2010.
Le régime d’Outtara, qui malgré les élections, a pris de force le pouvoir. Ce nouveau président à fait mettre l’ancien, Gbagbo en prison, alors qu’il était meilleur selon toi. Il est vrai que pour un étudiant comme toi, à cette époque, c’était plus facile. Le prix du restaurant universitaire est devenu inabordable. L’inscription d’une année de fac quel que soit le niveau est de 480 euros comme ici en France. Chaque année est toujours en suspens pour toi de savoir si tu pourras poursuivre très tes études en psychologie.
En 2010, pour toi, c’était la peur au ventre qui te tenaient. Les soldats d’Outtara semaient la terreur dans Abidjan. Ceux-ci ont logé dans les chambres universitaires après avoir expulsés tous les étudiants qui y résidaient. Quand on s’est connu, tu m’avais dit d’aller voir sur You Tube les vidéos qui depuis ont été réalisées. Ces vidéos montrent les massacres de 2010 lors de la prise du pouvoir de ce président qui n’en ai pas un.
Aujourd’hui, en tant qu’étudiant, tu fais partie d’un syndicat qui se préoccupe de la politique de la Côte d’Ivoire. Tu m’avais aussi parlé du fait que notre ancien président Nicolas Sarkozy avait fait du mal à ton pays que tu chéries tant. Peu importe aujourd’hui à qui la faute, mon cher Olivier, car tu n’as pas cette chance d’être né dans l’élite ivoirienne mais tu as le mérite d’être courageux. Quoi qu’il arrive tu te bats alors que tu n’as que pour seul entourage ta sœur qui travaille comme domestique et ton pasteur avec sa femme qui t’aident comme ils le peuvent.
Mon cher Olivier, ici en France, c’est difficile d’imaginer vraiment la vie que tu as. Malgré les complications, nous pouvons y arriver car l’État français aide même s’il y a des choses à en redire, mais là n’est pas l’objet de cette lettre. Nous avons ici des associations telles que l’AED qui aident les pays africains. Mais aucune, à ma connaissance ne vienne en soutient des étudiants. Celles qui s’occupent de l’éducation c’est surtout pour éviter l’analphabétisation. Nous en avons aussi parler de cette éducation. De cette différence de gouverner d’Outtara. Cette volonté d’augmenter le prix des études pour créer une élite et surtout de faire que la jeunesse du peuple soit peu à peu assouvi au pouvoir de l’État. Nous avions même évoqué les régimes totalitaires que nous avons connu en Europe. Pour toi, c’est aujourd’hui que l’Afrique connait cette montée du totalitarisme. Et qu’est-ce que nous pouvons faire en tant que jeunes ivoiriens ? Voilà une question à laquelle tu essaies de répondre avec les autres étudiants qui ont aussi cette volonté de s’engager pour leur pays.
Aujourd’hui et même depuis toujours, les pays dit Occidentaux ont toujours prit l’Afrique pour le grenier du monde c’est-à-dire un lieu sans importance où on peut y déposer ce qu’on veut, quand on veut sans se soucier des conséquences.
Mon cher ami Olivier, je te laisse en te souhaitant de garder courage et espoir. Espoir qu’un jour tout cela change.

Josiane
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