L'esprit Sheda

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Je ne suis pas du tout un expert dans l'écriture. J'ai juste une envie soudaine d'écrire des choses ! J'espère m'améliorer au fil du temps  [+]

L’histoire commence dans un centre commercial, les rayons du soleil traversent la coupole vitrée. Le diamètre de cette coupole est tellement grand qu'on croirait se situer à l'intérieur d'un observateur de la Nasa. Je me trouve à marcher à côté d’un magasin de cuisine qui se trouve au premier étage. Cela doit être un samedi car il y a énormément de monde. Une fourmilière dans toute sa splendeur. Je me mets en marche pour aller à l’extérieur car je ne supporte pas l’amas de personnes, mais j'aime bien les fourmis !

Au bout de quelques secondes je me rends compte qu'une silhouette marche tout près de moi, à la même allure, à ma droite. Cet individu est légèrement plus grand que moi, porte un chapeau et un costume gris. Il ressemble à un détective que je vois dans les films. J’essaie de discerner un maximum de détails sur lui, il m’intrigue. J’ai à peine eu le temps de voir qu’il avait un lacet défait, qu’il s’est subitement arrêté de marcher. Tant pis je continue mon chemin en essayant d’esquiver les personnes à contresens qui n’ont pas l’air de me remarquer. Quel épreuve ! J'ai l'impression d'être Harrison Ford qui se faufile à travers la jungle.

Tout à coup, j’entends qu’on me parle. L’homme est de retour :

— Homme : « Je t’observe depuis un moment, fait attention elle te surveille. »
— Moi : « De qui vous me parlez ? »
— Homme : « Elle là-bas, cette femme qui est assise devant son bureau. »

La femme dont parle cet homme je la vois de dos. Effectivement elle est assise, cheveux plaqués en arrière, porte une chemise blanche et elle ne bouge pas d’un centimètre. Elle regarde sa feuille ou quelque chose posée devant elle. Dans quelques instants j’en saurais davantage car son bureau est à l’entrée de l’escalator qui nous permet d’aller au rez-de-chaussée pour ensuite sortir.

Je passe à côté du bureau pour accéder à l’escalator, il fait subitement nuit. Seulement quelques lumières du centre commercial persistent à éclairer le grand hall. En réalité, je ne me rends pas tout de suite compte du changement direct de temps. Je remarque surtout un grand silence qui règne dans le hall. D’ailleurs il ne reste plus personne sauf l’homme, la femme et moi-même. Curieux de ce qu’il se passe je questionne l’homme en repensant à ce qu’il m’avait dit plus tôt :

— Moi : « Cette femme tu la connais ? »
— Homme : « Oui, c’est Sheda. Fait attention elle te surveille et crois-moi tu ne sortiras jamais d’ici. »
— Moi : « Tu racontes n’importe quoi, elle ne sait même pas qu’on l’a croisée. »
— Homme : « Tu verras, ne me fais pas confiance et tu verras. »

L’homme a l’air très confiant dans ce qu’il dit. Alors en attendant d’arriver au bout de l’escalator je lui accorde le bénéfice du doute donc je me retourne afin de voir si elle faisait quelque chose d’anormal – r.a.s elle regarde toujours sa feuille. Voilà maintenant que l’homme s’est encore volatilisé. Il a dû partir en voyant que j’avais raison. Super je suis seul, enfin presque, et l’escalator semble interminable.

Puis, je me souviens d’un détail qui m’a échappé sur le moment quand j’ai croisé cette femme. Elle regardait bien sa feuille, mais sa feuille était vierge ! Alors pourquoi elle regarde tout ce temps une feuille vide, sans bougée ? Je me retourne, et je vois cette femme qui me fixe. Ses yeux sont perçants, elle ne me quitte plus du regard.

Je commence de plus en plus à croire qu’il se passe quelque chose d’étrange chez cette femme alors je décide de remonter entièrement l’escalator afin de lui parler. Une voix intérieur me chuchote : « C’est l’esprit Sheda, elle va se venger. Je t’avais prévenu. » Arrivé au début de l’escalator et donc tout proche de son bureau, il n’y a plus personne. Même la feuille a disparu ! C’est bon j’adhère complètement à cette idée farfelue, donc je me mets à courir sur l’escalator pour arriver le plus vite possible vers la sortie.

Au bout de quelques foulées, j’entends une voix qui devient de plus en plus forte au niveau de mon oreille gauche disant : « Sheda » à plusieurs reprises. Soudainement, une main dont la peau est écorchée se pose sur mon épaule et la voix me signale : « Sheda est là. »


Mercredi 5 février 03 heures 55 du matin

Je me réveille dans mon lit le cœur battant fort. Il fait sombre mais je vois assez pour constater que mon chat Yoko se tient assis devant moi sur le bureau et me fixe. Sheda ? ai-je pensé avant de me ré-endormir.
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