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Les lunambules.

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Depuis l'enfance, on nous enseigne que la nuit sert à reprendre des forces pour affronter le jour; une sorte de repos du guerrier​ car la Vie suppose une efficacité de tous les instants, une effroyable réalité qui nous conduit à une mort certaine, après avoir donné son âme à une machine à produire et à consommer.

Depuis peu, j'apprécie la nuit conteuse, celle des insomnies lumin-heur-euses, où l'obscurité en toile de fond accueille mes rêves éveillés, mes en-vies, mes désirs inavoués rep-osés, mes doutes clarifiés à la lueur de la Lune quand les oiseaux de nuit s'envolent avant que l'aube ne les capture.
Les fê-tards , les joueurs clandestins, les prostituées, leurs clients, les vendeurs de paradis artificiels et les poètes sont des illégaux de l'ombre... chacun, à sa façon, brave les conventions.
Le poète, ce fou rêveur, ce doux faiseur de Liberté, ose décrocher la lune et disperser ses fragments de lumière à travers des mots infin-aimant puissants, dans le cœur lézardé de ces guerriers suiveurs, conditionnés à fonctionner dans une société sans humanité.
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