Les étoiles meurent en été

il y a
1 min
2
lectures
0
Les étoiles meurent en été. Et ça nous fait plaisir de les voir crever, les unes après les autres, on se réjouit de leur chute vers l’infini, on fait même des vœux qui ne se réaliseront pas sur le dos de leurs cadavres. Et on fait semblant d’y croire, semblant de ne pas savoir qu’elles ne brilleront plus désormais, qu’elles viennent de s’éteindre en une trainée de poudre. C’est immensément terriblement lugubrement beau, les étoiles filantes.
On les fixe avec cette admiration mêlée de peur que prodigue l’infini et qui nous perce les tripes et si on passe autant de temps à les regarder, c’est pour se donner l’illusion de s’éloigner un peu de la monotonie de nos vies étriquées, de voler, loin de la colère et du chagrin, pour assouvir, le temps d’une étoile filante, notre peur de l’inconnu.
Alors on essaye de graver à jamais cette image sur nos rétines polluées par la vie, on se dit qu’en gardant un peu de cette beauté au fond du cœur, on ne peut pas être totalement mauvais. On s’absout pour une nuit de tout le mal qui nous traverse et on oublie ce monde en ruines, ces existences loqueteuses, ces images qui font mal à l’âme.
L’homme se croit meilleur en aimant des cadavres de pierres.
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !