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Quand j'entends cette mélodie au piano, je pense à toi, à moi, à nous, à ces 7 années passées.
Quand tu m'as rencontrée, sur le côté, loin du monde. Abandonnée, sans confiance. Quand tu es venu me parler afin de me protéger, afin de me libérer et de me contempler, tel un trésor oublié.
Quand tu m'as fait rire de nombreuses fois avec tes blagues et tes gestes débiles. Quand tu m'as fait pleurer de joie avec tes compliments à la con.
Quand j'entends ce morceau, j'ai la boule au ventre, la respiration saccadée, la vue qui se brouille. Comme par enchantement. Quand je l'entends, je m'emmêle au vent.
Je vois la mer et la montagne, tous deux à la fois, devant moi. Je vois la pluie un soir d'été. J'aperçois une bataille de boule de neige entre enfants et à la suite de quoi j'admire le soleil se couchant. Celui qui essaie de réchauffer cette atmosphère glaciale que tu laisses derrière toi ; ce noir complet qui envahit tous nos souvenirs de bonheurs avec toi.
Je ressens cette pression et cette sensation quand tu me disais au revoir, que tu me prenais la main pour que j'arrête de cacher mon visage, toutes les fois où tu me faisais rougir. Oui, tu me trouvais belle, et oui, je te trouvais beau. J'aimais ta voix, j'adorais tes mots.

Quand les notes montent, je monte avec elles. J'entends le cri des oiseaux, et je vole avec les plus grands d'entre eux. Je respire à fond, verse une larme, et peut être même deux. La mélodie continue malgré mes sautes d'humeur et vient petit à petit me faire mal au cœur. La mélodie m'emporte à travers tous les coins du monde où tu m'as promis de m'emmener, à toutes ces promesses inachevées qui m'ont tant faites rêver.

Ces notes, aussi douces soient-elles, m'emplissent d'un chagrin inconsolable et d'une joie impénétrable, elles me parlent, me murmurent, m'assurent que tu m'aime autant qu'un père peut aimer son bébé, autant que les enfants aiment les vacances d'été. Elles m'assurent que tu avais besoin de moi, autant qu'un homme a besoin de respirer.

Cette mélodie, c'est la nôtre, celle de notre amitié. C'est celle que j'écouterais jusqu'à ce que la mort ne me déplace à tes côtés. Alors... une dernière fois, viens finir de l'écouter avec moi. Prend moi encore dans tes bras, prend moi la main, essuie mes larmes comme autrefois. Respire avec moi, assis sur le plancher, avec cette douce mélodie à nos côtés. Laisse la musique emplir nos oreilles, remplir nos cœur, remplir nos mots et nos pensées, comme avant. Laisse là nous bercer d'illusions, et de vanité, laisse la nous dire que l'on ne se quittera jamais.
Je ne t'oublierai pour rien au monde. Parce que cette musique est toi, est moi, est nous.

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